| L'h閜atite bient么t mieux trait閑 |
| Revue de presse | |
| Par Philippe Brissaud | |
| 10-07-2006 | |
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LE MONDE | 11.07.06 | 14h34 • Mis à jour le 11.07.06 | 14h34 Le traitement des hépatites virales chroniques est en passe d'être bouleversé par l'arrivée de nouvelles molécules, comme l'a été, il y a dix ans, celui du sida avec l'introduction des trithérapies. Le sujet a occupé une bonne part du 12e Symposium international sur les hépatites virales et les maladies du foie, qui s'est tenu à Paris du 1er au 5 juillet. L'hépatite B chronique est incurable. Le génome du virus s'intégrant dans celui de la personne infectée, il n'est pas possible de l'éradiquer. Le traitement vise à freiner l'évolution de la maladie. Il repose sur deux types de molécules : l'interféron alpha, utilisé sous sa forme retard dite "pégylée" à administration hebdomadaire, et les inhibiteurs spécifiques du VHB. Parmi les nouveaux inhibiteurs, l'entécavir a obtenu son autorisation de mise sur le marché au niveau européen le 28 juin. Utilisé contre le VIH, le ténofovir seul ou sa combinaison avec une autre molécule anti-VIH appelée FTC ont déjà montré une "très bonne efficacité contre le VHB", indique le professeur Pawlotsky. Actuellement en cours d'évaluation clinique en vue d'une autorisation dans l'indication du traitement de l'hépatite B, ils sont déjà employés chez des malades pour qui les autres traitements ont échoué. Une autre molécule, la telbivudine, est aussi en fin d'évaluation clinique. Le traitement de l'hépatite C fait appel, lui aussi, à l'interféron alpha pégylé, combiné à la ribavirine, qui permet de guérir la moitié des malades. Pour les autres, plusieurs pistes sont explorées, en particulier celle des inhibiteurs spécifiques des enzymes du VHC. Les inhibiteurs de l'ARN polymérase du virus empêchent la multiplication de ce dernier. Un inhibiteur de protéase bloque la maturation des protéines du VHC. Des travaux sont également menés pour mettre au point des vaccins, certains préventifs contre le VHC, d'autres thérapeutiques, destinés à stimuler l'immunité des personnes infectées par le VHC afin que leur propre système immunitaire puisse contrôler la réplication virale. "Cela libérerait les malades de la prise d'antiviraux pendant de longues années", estime le professeur Marie-Louise Michel, de l'Institut Pasteur. Un premier essai de vaccin thérapeutique contre le VHC va entrer en phase clinique à l'automne en France. Par ailleurs, les hépatologues déplorent que le taux de vaccination des enfants contre l'hépatite B demeure aussi bas : 20 % chez les nourrissons alors que, soulignent-ils, le risque d'entraîner chez eux des affections neurologiques du type sclérose en plaques est nul. Paul Benkimoun |
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