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Le congrès Eurocancer, qui s'est ouvert à Paris mardi 27 juin et se terminera le 29 juin, ne manquera pas de souligner les progrès accomplis vers des thérapeutiques plus efficaces et mieux ciblées. Les molécules dirigées contre l'angiogenèse tumorale. Investie par de nombreuses équipes universitaires ainsi que par les grands laboratoires pharmaceutiques, elle présente un double intérêt selon le professeur Marty : "Elle touche à un mécanisme extrêmement généralisé, commun à toutes les tumeurs : la formation de nouveaux vaisseaux à partir de cellules souches endothéliales normales. De ce fait, l'activité thérapeutique de certains agents antiangiogenèse pourrait se manifester sur les cancers de différents organes." Inspirée par la génétique des plantes, une autre approche fait l'objet de nombreuses études : l'interférence ARN (ARNi), qui désigne un mécanisme de stimulation des systèmes de défense de la cellule, grâce à de petits fragments d'acide ribonucléique (ARN). In vitro, l'ARNi fonctionne de façon satisfaisante. Les approches thérapeutiques sont encore suspendues à la possibilité de transporter l'ARN dans les cellules cancéreuses. L'injection via le réseau sanguin ou directement dans les tissus affectés est envisagée. Une équipe américaine avait utilisé contre l'hépatite B la livraison d'ARNi par des virus, qui semblait également prometteuse. Mais elle vient d'annoncer, dans la revue Nature, la mort de la plupart des souris impliquées dans l'expérience. Cet échec, laisse craindre que la machinerie cellulaire puisse "dérailler" de façon incontrôlée. Le phénomène devra être élucidé avant que l'ARNi puisse remplir ses promesses thérapeutiques. Paul Benkimoun et Hervé Morin
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