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LE MONDE | 10.08.06 | 15h42 • Mis à jour le 10.08.06 | 15h42 Selon une étude conduite sous l'égide de la Société française de cardiologie (SFC), la mortalité à cinq jours des personnes frappées par un infarctus du myocarde a diminué entre 1995 et 2005, passant de 8,3 % à 4,3 %. Ces résultats sont le fruit d'une enquête nationale, dénommée FAST-MI, menée lors du second semestre 2005 sur une population de 3 000 personnes hospitalisées dans 223 établissements publics ou privés dans les 48 heures suivant un infarctus. Ce travail, mené grâce à une aide de la Caisse nationale d'assurance-maladie et au soutien financier des firmes pharmaceutiques Pfizer et Servier, met en lumière les progrès importants qu'ont permis le traitement immédiat des patients et la prescription de médicaments destinés à prévenir l'évolution de la maladie coronarienne. Au premier rang de ces avancées, la technique du "débouchage" en urgence (ou angioplastie immédiate) des coronaires, réalisé au moyen de ballonnets intra-artériels. Employée chez 13 % des malades en 1995 et chez 23 % en 2000, elle a été appliquée chez 33 % d'entre eux en 2005.
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