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Paris, France - La régurgitation mitrale est une complication à la fois fréquente de l'infarctus du myocarde (IDM), de l'ordre de 20% des cas, et de mauvais pronostic. Comme l'indique le Dr Emmanuel Messas (Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris), "pour l'apparition de fuites mitrales, le post-infarctus est une situation idéale, qui associe une diminution des forces de fermeture et une augmentation des forces de traction sur les feuillets. Cette augmentation est liée au remodelage ventriculaire, et à l'éloignement du pilier de l'anneau mitral qui en résulte. D'où l'idée consistant à limiter le remodelage, et par conséquent la progression vers la fuite mitrale par des injections de myoblastes dans la zone infarcie". Le principe a été évalué chez le mouton, par l'équipe de l'HEGP, pour les aspects cellulaires et chirurgicaux, en collaboration avec une équipe de la Harvard Medical School, pour la réalisation de l'imagerie . L'expérience montre donc que la greffe de myoblastes autologues dans la cicatrice, limite la cascade de phénomènes qui commence par la dilatation ventriculaire, et aboutit à la fuite mitrale, via le remodelage, l'allongement de la distance pilier-anneau mitral et la traction exercée sur les feuillets. Pour le moment les possibilités d'intervention sur les régurgitations mitrales d'origine ischémique, sont limitées. Source Messas E, Bel A, Morichetti MC et col. Autologous myoblast transplantation for chronic ischemic mitral regurgitation. J Am Coll Cardiol 2006 ; 47 : 2086-93.
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