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Pour La Science N° 343 - mai 2006 Sophie Pattingre - travaille à l’Unité INSERM 756, à la Faculté de pharmacie de Châtenay-Malabry. Patrice Codogno - dirige l’Unité INSERM 756, à la Faculté de pharmacie de Châtenay-Malabry. Beth Levine - dirige la division des Maladies infectieuses, à l’Université SouthWestern du Texas, à Dallas. Quand les conditions extérieures sont défavorables, les cellules consomment leurs propres constituants pour survivre. Ce phénomène, l’autophagie, est également essentiel au développement et à la lutte contre les infections. Extrait : Quand la disette menace la survie d’une ruche, les abeilles se livrent au cannibalisme et dévorent les larves et les nymphes qu’elles entretenaient quand les temps étaient meilleurs. Ce faisant, elles limitent les naissances et y trouvent leur pitance, évitant ainsi l’extinction de la colonie. Ce qui est vrai pour une ruche l’est aussi pour les cellules : quand les nutriments viennent à manquer, elles s’adaptent à cette carence comme les abeilles en dégradant des éléments intracellulaires afin de produire des éléments nécessaires au maintien de leurs fonctions vitales. Par ailleurs, par ce mécanisme, elles éliminent les constituants défectueux et évitent l’accumulation de substances toxiques. Cette « autodigestion », nommée autophagie, est commune à toutes les cellules eucaryotes (dotées d’un noyau), de la levure, aux plantes et aux mammifères. Ce phénomène est intimement lié à la survie de la cellule, mais aussi au ralentissement de son vieillissement. Néanmoins, comme nous le décrirons, l’emballement de l’autophagie est parfois délétère et peut entraîner l’élimination de la cellule. Nous examinerons également comment ce mécanisme serait une défense dans diverses pathologies, notamment contre les infections, le cancer et les maladies neurodégénératives. Ce n’est là qu’une des fonctions de l’autophagie. En effet, si le processus est connu depuis de nombreuses ... http://www.pourlascience.com/index.php?ids=WyEyhCsMGJlOAwqhzuHD&Menu=Pls&Action=3&idn3=5141
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