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La fragilité des chromosomes mieux comprise
23 décembre 2011 cp_laszlo_cnrs_23122011 (281,4 ko)
Pourquoi certaines régions chromosomiques sont-elles sensibles à l’apparition de cassures ? Répondre à cette question est crucial, car cette fragilité est impliquée dans le développement de tumeurs. Une équipe de l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (CNRS/Inserm/Université de Strasbourg) vient de lever une partie du voile sur ce mystère. Laszlo Tora et ses collègues ont découvert que les cassures au niveau des gènes humains les plus longs sont dues à un phénomène jugé jusqu’ici peu probable dans les cellules des mammifères : une interférence entre deux processus génétiques clefs, la transcription (1) et la réplication de l’ADN (2). Publiés dans le journal Molecular Cell du 23 décembre 2011, ces travaux pourraient mener, à terme, à des stratégies anti-tumorales inédites.
En savoir plus Bibliographie Collisions between replication and transcription complexes cause common fragile site instability at the longest human genes. Anne Helmrich, Monica Ballarino and Laszlo Tora. Molecular Cell. 23 décembre 2011.
Contacts Chercheur CNRS Laszlo Tora (tél. : 03 88 65 34 44)
Presse CNRS Priscilla Dacher (tél. : 01 44 96 46 06)
http://www.inserm.fr/espace-journalistes/la-fragilite-des-chromosomes-mieux-comprise
VIH : Un mécanisme de l’inflammation chronique décrypté
12 décembre 2011 cp_Delobel_12122011 (63,3 ko)
Une équipe de chercheurs dirigée par Pierre Delobel (Unité 1043 - Centre de physiopathologie de Toulouse Purpan/ CHU de Toulouse) a mis en évidence un des mécanismes clés de l’inflammation généralisée chronique qui persiste chez la plupart des patients infectés par le VIH malgré le traitement antirétroviral. Cette inflammation est notamment liée à un défaut de reconstitution de l’immunité de la muqueuse intestinale conduisant au passage de bactéries de la flore intestinale dans le sang. L’étude Anrs EP44 PERSIST montre qu’un défaut de production d’une chimiokine par la muqueuse intestinale empêche les lymphocytes CD4 de migrer vers celle-ci et de reconstituer son immunité. Cette observation ouvre des voies de recherche pour lutter contre l’inflammation, qui se révèle délétère à long terme pour les patients.
(1) Altered CD4+ T-cell homing to the gut impairs mucosal immune reconstitution in treated HIV-infected individuals. Journal of Clinical Investigation Maud Mavigner (1), Michelle Cazabat (1,2), Martine Dubois (1,2), Fatima-Ezzahra L’Faqihi (1), Mary Requena (1), Christophe Pasquier (1,2), Pascale Klopp (3), Jacques Amar (3,4), Laurent Alric (5,6), Karl Barange (6), Jean-Pierre Vinel (6), Bruno Marchou (7), Patrice Massip (7), Jacques Izopet (1,2), Pierre Delobel (1,7). 1 INSERM, UMR1043, Toulouse 2 CHU de Toulouse, hôpital Purpan, laboratoire de Virologie, Toulouse 3 INSERM, UMR1048, Toulouse 4 CHU de Toulouse, hôpital Rangueil, service de Médecine Interne et Hypertension Artérielle, Toulouse 5 UMR-MD3 EA2405, Toulouse 6 CHU de Toulouse, hôpital Purpan, pôle Digestif, Toulouse 7 CHU de Toulouse, hôpital Purpan, service des Maladies Infectieuses et Tropicales, Toulouse
En savoir plus Contact chercheur Dr Pierre Delobel Unité Inserm 1043 "Centre de physiopathologie de Toulouse Purpan", CHU de Toulouse Tél. : 05 61 77 75 08
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Contact presse
Marie-Christine Simon Tél. : 01 53 94 60 30
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L’autophagie cellulaire : une clé du succès des chimiothérapies via une réponse immunitaire spécifique
20 décembre 2011 cp_kroemer_20_12_2011 (749,7 ko)
Contrairement aux idées reçues, la chimiothérapie ne détruit pas à elle seule une tumeur. En plus de ces effets directs, appelés cytotoxiques, sur les cellules cancéreuses, elle permet de mobiliser le système immunitaire du patient contre sa tumeur. Guido Kroemer, professeur universitaire et praticien hospitalier à l’Université Paris Descartes – HEGP (AP-HP), et son équipe « Apoptose, cancer et immunité » (Institut de cancérologie Gustave Roussy, Inserm, Université Paris-Sud, Centre de Recherche des Cordeliers) ont démontré qu‘une mort cellulaire immunogènique est à l’origine de ce processus. Ainsi, la mort des cellules cancéreuses provoquée par la chimiothérapie stimule une réponse immunitaire spécifique contre les cellules tumorales résiduelles, et c’est cette réponse qui est responsable des effets à long terme du traitement anticancéreux.
 Processus d'autophagie immunogène
En savoir plus Publication G. Autophagy-dependent anticancer immune responses induced by chemotherapeutic agents in mice. Michaud M, Martin I, Sukkuwala A, Adjemian S, Ma Y, Pellegati P, Shen S, Kepp O, Scoazec M, Mignot G, Rello-Varona S, Tailler M, Menger L, Vacchelli E, Galluzzi L, Ghiringhelli F, Galluzzi L, di Virgilio F, Zitvogel L, Kroemer G. Science. 2011 Dec16;334:1573-1577 Guido Kroemer, M.D., Ph.D. PU-PH
Affiliations (1) INSERM, U848, Villejuif, France (2) Université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité, Paris, France (3) Metabolomics Platform, Institut Gustave Roussy, Villejuif, France (4) Pôle de Biologie, Hôpital Européen Georges Pompidou, AP-HP, Paris, France (5) Centre de Recherche des Cordeliers, Paris, France
Contact presse Université Paris Descartes Alice Tschudy & Pierre-Yves Clausse Tél. : 01 76 53 18 63 / 17 98
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Une seule anomalie à l’origine des trois manifestations principales de la dyslexie
22 décembre 2011 cp_giraud_221211 (194,0 ko)
Des chercheurs de l’Inserm et du CNRS au sein de l’Unité 960 ("Laboratoire de neurosciences cognitives") viennent de mettre en évidence qu’une seule anomalie dans une région cérébrale bien précise : le cortex auditif, pourrait être à l'origine des trois manifestations principales de la dyslexie : réussir à manipuler mentalement des sons de parole, difficultés de mémorisation à court terme (capacité à répéter une liste de mots par exemple), et un ralentissement de la capacité de nommer rapidement des séries d’images. Les résultats de ces travaux sont publiés dans la revue Neuron datée du 21 décembre.
En savoir plus Source Altered low-gamma sampling in auditory cortex accounts for the three main facets of dyslexia. Katia Lehongre1, Franck Ramus2, Nadège Villiermet2, Denis Schwartz3, Anne-Lise Giraud1* 1Inserm U960 - Ecole Normale Supérieure, 75005 Paris, France 2LSCP UMR 8554, CNRS, EHESS, Ecole Normale Supérieure, 75005 Paris, France 3CRICM, CNRS UMR 7225, Inserm UMR-S 975, 75013 Paris, France Neuron, 21 Décembre 2011
Contact chercheur Anne Lise Giraud Unité Inserm 960 "laboratoire de neurosciences cognitives" Tél. : 01 44 32 29 54
Contact presse
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Un gène protecteur des cancers colorectaux
12 décembre 2011 cp_mehlen_121211 (175,3 ko)
L’équipe de Patrick Mehlen, du Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon (CRCL, Inserm/CNRS/Centre Léon Bérard/Université Claude Bernard Lyon 1) vient de démontrer qu'un gène (nommé "DCC" pour Deleted Colorectal Cancer) protège contre le développement de tumeurs colorectales, en induisant la mort des cellules cancéreuses. Les chercheurs lyonnais ont mis au point un modèle animal porteur d’une mutation sur le gène DCC. Les souris porteuses de la mutation développent des tumeurs car ce gène ne peut plus induire la mort des cellules cancéreuses. Cette découverte pourrait aboutir plus largement à la mise au point d'un nouveau traitement anti-cancéreux ciblé visant à réactiver la mort des cellules cancéreuses. Les résultats de cette étude sont publiés dans une Lettre de la revue Nature datée du 11 décembre 2011.
 © Inserm, DISC
L'action des récepteurs à dépendance
Patrick Mehlen vient de se voir décerner le Prix Liliane Bettencourt pour les Sciences du Vivant qui lui sera remis le 15 décembre prochain. Consulter le site web de la Fondation
En savoir plus Sources DCC constrains tumour progression via its dependence receptor activity Marie Castets (1), Laura Broutier (1), Yann Molin (1), Marie Brevet (2), Guillaume Chazot (1), Nicolas Gadot (2), Armelle Paquet (2), Laetitia Mazelin (1), Loraine Jarrosson-Wuilleme (1), Jean-Yves Scoazec (2), AgnesBernet (1) & Patrick Mehlen (1) (1) Apoptosis, Cancer and Development Laboratory - Equipe labellisée ‘La Ligue’, LabEx DEVweCAN, Centre de Cancérologie de Lyon, INSERM U1052-CNRS UMR5286, Université de Lyon, Centre Léon Bérard, 69008 Lyon, France. (2) Endocrine Differentiation Laboratory, Centre de Cancérologie de Lyon, INSERM U1052-CNRS UMR5286, Université de Lyon, Hospices Civils de Lyon, Hôpital Edouard Herriot, Anatomie Pathologique, 69437 Lyon, France. Nature, 11 décembre 2011doi:10.1038/nature10708
Contact chercheur Patrick Mehlen Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon (CRCL) (CNRS/Inserm/Centre Léon Bérard/Université Claude Bernard Lyon 1) Tél. : 04 78 78 28 70 Tél. : 06 10 80 94 39
Contact presse Juliette Hardy Inserm Tél. : 01 44 23 60 98 Muriel Ilous CNRS Tél. : 01 44 96 51 51
http://www.inserm.fr/espace-journalistes/un-gene-protecteur-des-cancers-colorectaux
Résultats de l’essai Anrs HC21 VASCU-IL2 - Une nouvelle approche pour le traitement des maladies auto-immunes
01 décembre 2011 cp_30112011_sida (59,7 ko)
Une équipe française présente une approche novatrice pour le traitement des maladies auto-immunes. Dans le cadre de l’essai Anrs HC21 VASCU-IL2, les Professeurs David Klatzmann et Patrice Cacoub (Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris) et leurs collègues de l’AP-HP, de l’Université Pierre et Marie Curie, du CNRS et de l’Inserm ont traité des patients présentant une complication auto-immune de l’hépatite C chronique avec de faibles doses d’interleukine-2. En stimulant une population précise de lymphocytes T, le traitement a permis d’obtenir une amélioration clinique marquée chez la majorité des patients. Ces résultats, publiés dans le New England Journal of Medicine du 30 novembre 2011 (1), ouvrent des perspectives nouvelles pour le traitement des maladies auto-immunes et inflammatoires.
Cet essai thérapeutique a été financé par l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), avec la participation de l’AP-HP (hôpital Pitié-Salpêtrière), du centre d’Investigation clinique en Biothérapies impliquant l’AP-HP, l’Université Pierre et Marie Curie, le CNRS (UMR 7211) et l’Inserm (Unité 959). (1) David Saadoun, Michelle Rosenzwajg, Florence Joly, Adrien Six, Fabrice Carrat, Vincent Thibault, Damien Sene, Patrice Cacoub, David Klatzmann. Efficacy of low-dose IL-2 in HCV-vasculitis. N Engl J Med 2011;365:2067-77.
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