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18th Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections (CROI) Convertir en PDF Version imprimable
Mars 2011
Par Philippe Brissaud   
16-03-2011

February 27 - March 3, 2011; Boston, Massachusetts

http://retroconference.org/2011/

Toutes les conférences sont disponibles en vidéo sur le site du Congrès.
http://www.retroconference.org/2011/data/files/webcast_2011.htm

Un traitement antirétroviral immédiat réduit la mortalité du SIDA et de la tuberculose
Immediate ART Reduces Mortality of AIDS and TB
Chez certains patients débutant une multi thérapie anti-rétrovirale (ART : Anti Retroviral Therapy), la restauration rapide des fonctions immunitaires antigènes spécifiques peut être mal régulée menant à une réponse inflammatoire exagérée et à une détérioration clinique appelée syndrome de reconstitution immune ou IRIS (Immune Reconstitution Inflammatory Syndrome) dont la pathogénie est mal connue.
Quand faut-il commencer l’ART chez les patients coinfectés avec la tuberculose ? L’habitude était de débuter après 8 et 12 semaines de traitement antituberculeux afin d’éviter l’IRIS. Une nouvelle étude montre qu’il faut débuter ce traitement dans les 15 jours chez les patients atteints de tuberculose et avec moins de 250 CD4 /mm3 . Un IRIS est survenu plus souvent dans le traitement précoce (11% vs 5%), mais les symptômes étaient relativement mineurs et traitables.
Chez les patients ayant moins de 50 CD4/ mm3, le traitement précoce diminue le risque de SIDA ou de décès de 26,6% à 15,5% sur 48 semaines.

18th Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections (CROI): Abstract 38. Presented February 28, 2011.
Authors and Disclosures
Journalist
Brian Hoyle is a freelancer for Medscape.
http://www.medscape.com/viewarticle/739055
http://www.medscape.com/viewarticle/738232


Un traitement par vitamine D est nécessaire chez les jeunes patients traités par tenofovir
Vitamin D3 Beneficial for HIV-Infected Youth Receiving Tenofovir
Le tenofovir est responsable d’une perte osseuse avec élévation des taux de PTH et une réduction de l’absorption intestinale du phosphore due à une baisse de la production de 25-OHD3. Cette carence en vitamine D survient chez plus de 80% des jeunes séropositifs aux USA.
Une étude sur 12 semaines randomisée montre qu’une supplémentation en vitamine D (50 000 UI par mois) réduit de plus de la moitié les taux de PTH chez les jeunes patients traités par tenofovir.

18th Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections (CROI): Abstract 80: Presented March 1, 2011.
http://www.medscape.com/viewarticle/738352


Les taux de neurofilaments du LCR prédisent les risques de détérioration neurologique
CSF Neurofilament Levels Predicts Neurological Deterioration
Des chercheurs du John Hopkins University, à Baltimore, ont découverts des taux élevés de chaine lourde de neurofilaments dans le LCR de sujets infectés par le VIH mais sans trouble cognitive. Les taux de neurofilaments H sont des indicateurs de lésions neuronales et pourraient prédire le risque de troubles cognitifs chez les patients HIV+. Deux prélèvements à 6 mois d’intervalle montrent qu’une élévation des taux est liée au risque cognitif.

18th Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections (CROI): Abstract 407. Presented March 2, 2011.
http://www.medscape.com/viewarticle/738438


La survenue du SIDA chez les enfants expose au risque de cancer ultérieur
Childhood AIDS Increases Cancer Risk Later in Life
L’analyse de plus de 5800 enfants infectés avant 1996 montre que ces patients ont un risqué élevé de sarcome de Kaposi et de lymphome non hodgkinien, ainsi que de leiomyosarcome. Pourtant les trithérapies ont fait nettement baissé ces risques, mais pas dans cette population infectée très tôt.

18th Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections (CROI): Abstract 82LB. Presented March 1, 2011.
http://www.medscape.com/viewarticle/738557


Sous traitement HAART le risque de transmission du VIH n’est pas nul à 6 ans !
HIV Transmission Still Possible After 12 Months of HAART
Une équipe a étudié les risques de transmission du VIH chez plus de 1 000 homosexuels après initiation d’un traitement anti rétroviral entre 2000 et 2009.
Pendant les 3 à 6 premiers mois du traitement, les risques de transmission restent élevés, surtout pour le récepteur en cas de penetration anale.
Mais à 72 mois les risques ne sont toujours pas nuls. Les risques augmentent avec le nombre de partenaires.

18th Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections (CROI): Abstract 486. Presented February 28, 2011.
http://www.medscape.com/viewarticle/738983

 
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