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Maladie de Parkinson, une nouvelle cible thérapeutique des troubles de la marche 15 Juillet 2010
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Deuxième cause de handicap d’origine neurologique chez les personnes âgées, la maladie de Parkinson touche près de 150 000 personnes en France. Les tremblements et les raideurs caractéristiques de la maladie sont dus essentiellement à l’altération dans le cerveau des neurones qui véhiculent la dopamine. Aujourd’hui, l’équipe de Chantal François et d’Etienne Hirsch (Centre de recherche de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, CNRS/Inserm/UPMC) suggère que les troubles de la marche, observés chez les patients à un stade avancé de la maladie, seraient liés à la dégénérescence d’un autre type de neurones, les neurones cholinergiques. Selon les auteurs, ils pourraient constituer une nouvelle cible potentielle pour le traitement pharmacologique des patients devenus résistants au traitement initial par la dopamine. Ces travaux, menés en étroite collaboration avec des cliniciens du groupe Pitié-Salpêtrière (AP-HP) sont publiés dans l’édition d’août de The Journal of Clinical Investigation.
http://www.inserm.fr/espace-journalistes/maladie-de-parkinson-une-nouvelle-cible-therapeutique-des-troubles-de-la-marche
Pourquoi l’arsenic est-il si efficace dans le traitement d’une leucémie ? 13 Juillet 2010
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Soigner des patients à l’aide d’un violent poison peut sembler paradoxal. Pourtant, l’arsenic était déjà utilisé dans la Grèce antique pour traiter la toux, la lèpre ou encore la syphilis. Aujourd’hui, l’équipe de Hugues de Thé (Inserm/CNRS/Université Paris Diderot), située à l’hôpital Saint-Louis (AP-HP), vient de montrer pourquoi l’arsenic est capable de traiter si efficacement la leucémie aiguë promyélocytaire, une forme grave de cancer du sang. Ces travaux, qui constituent un modèle de traitement ciblé du cancer, sont soutenus par la Ligue contre le cancer dans le cadre du programme "Equipes Labellisées". Ils paraissent dans l’édition du 13 juillet 2010 de la revue Cancer Cell.
 © U944/UNMR7212. Cancer Cell.13 juillet 2010. Version modifiée.
Agrégation progressive de la partie PML de l’oncoprotéine en réponse aux radicaux libres (ROS) et à l’arsenic, modification par le peptide SUMO, puis destruction Hugues de Thé et son équipe ont montré que l’arsenic induisait un stress oxydant et la libération de radicaux libres favorisant la création de fortes liaisons (ponts disulfure) entre les protéines PML/RARA qui s’agglutinent alors les unes aux autres. L’apparition de ces liaisons favorise ensuite la fixation du peptide SUMO et déclenche la dégradation de l’oncoprotéine PML/RARA. Parallèlement, l'arsenic lui-même se fixe directement à l’oncoprotéine, ce qui renforce les interactions dans les agrégats et favorise aussi leur destruction. Ces résultats expliquent donc la spécificité d'action de l'arsenic dans la leucémie aiguë promyélocytaire.
http://www.inserm.fr/espace-journalistes/pourquoi-l-arsenic-est-il-si-efficace-dans-le-traitement-d-une-leucemie
Utiliser le système immunitaire pour traiter le cancer 21 Juillet 2010
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Une étude française publiée dans la revue Science Translational Medicine (S. Maury et al). Une équipe de chercheurs et de médecins français, associant l’AP-HP, le CNRS, l’Inserm ainsi que les Universités Pierre et Marie Curie et Paris-Est Créteil Val de Marne, a mis au point une nouvelle approche de thérapie cellulaire pour des patients atteints de cancer et en échec thérapeutique. Les résultats de l'essai clinique évaluant la sécurité et l'efficacité de ce nouveau traitement s’avèrent très positifs. Ces travaux ouvrent des perspectives thérapeutiques importantes en cancérologie. Ils sont publiés dans la revue Science Translational Medicine.
Les résultats de l'essai clinique évaluant la sécurité et l'efficacité de cette nouvelle thérapie cellulaire sont très positifs. Le traitement a été très bien toléré et un tiers des 17 patients traités ont répondu au traitement alors qu'ils n'avaient plus d'autres options thérapeutiques. Ces travaux ouvrent des perspectives thérapeutiques importantes et les équipes travaillent déjà à des améliorations de la préparation cellulaire qui devraient augmenter encore l’effet thérapeutique.
En savoir plus Source CD4+CD25+ regulatory T-cell depletion improves the graft-versus-tumor effect of donor lymphocytes after allogeneic hematopoietic stem cell transplantation S. Maury et al. Science Translational Medicine, July 21th 2010
Contacts auteurs Dr Sébastien Maury, Hématologie Clinique et Transplantation, Groupe Hospitalier Henri Mondor et UPEC, Créteil (Tél : 06 64 85 17 53) - Investigateur-coordinateur de l’essai clinique Dr. José Cohen, Directeur de recherche Inserm, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière et UMR 7211 (CNRS et UPMC), Paris. (Tél : 01 42 17 74 74) - Responsable scientifique de l'essai Pr. Catherine Cordonnier, Groupe Hospitalier Henri Mondor et UPEC, Créteil (Tél. 01 49 81 20 57) - Coinvestigatrice de l'essai et chef du service d'Hématologie Clinique et Transplantation du Groupe Hospitalier Henri Mondor Pr. David Klatzmann, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, UMR 7211 (CNRS et UPMC) et Inserm U959, Paris (Tél : 01 42 17 74 60) - Co-investigateur de l'essai et chef du service de Biothérapie du Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière
Contacts presse AP-HP (tél. : 01 40 27 37 22 - Fax : 01 40 27 57 01) Site Web, Webzine de l’AP-HP, Facebook, Twitter
http://www.inserm.fr/espace-journalistes/utiliser-le-systeme-immunitaire-pour-traiter-le-cancer
Sida : la transmission du virus passe aussi par les cellules 05 Juillet 2010
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Le virus responsable du sida peut-être transmis sexuellement par des cellules infectées présentes dans le sperme. C’est ce que viennent de démontrer pour la première fois sur un modèle animal des chercheurs du CEA, de l’Université Paris-Sud 11 et de l’Inserm. Même si des soupçons portaient déjà sur le pouvoir contaminant de ces cellules, jusqu’à présent, les recherches avaient seulement démontré l’implication des virions (virus libres) dans ce type de transmission. Mieux connaître l’action et l’incidence des différentes sources de virus participant à la transmission par voie sexuelle est essentiel pour pouvoir développer des moyens de protection contre le sida plus efficaces et adaptés. Ces résultats viennent d’être publiés dans The Journal of Infectious Diseases (online).
Les résultats montrent que les femelles sont effectivement fortement contaminées. "Cette étude met en évidence le rôle important des cellules présentes dans le sperme dans la transmission par voie sexuelle du virus, mais les mécanismes impliqués doivent encore être décryptés", précise Roger Le Grand, responsable du Service d’immuno-virologie de l’iMETI (1). "C’est ce que nous allons maintenant faire dans le cadre d’un projet européen. Nos données préliminaires suggèrent que les cellules infectées peuvent facilement franchir les barrières de la muqueuse et se propager dans l’hôte."
L’implication des cellules infectées dans la transmission du VIH doit désormais être confirmée chez l’homme, mais ces résultats soulignent néanmoins l’importance de développer des approches préventives complémentaires de celles actuellement disponibles. Des approches capables d’arrêter le virus sous toutes ses formes, qu’il soit libre ou au sein de cellules.
Note : (1) : le service d’immuno-virologie est une unité mixte de recherche CEA / Université Paris-Sud 11. Il fait partie de l’Institut des maladies émergentes du CEA. http://www.inserm.fr/espace-journalistes/sida-la-transmission-du-virus-passe-aussi-par-les-cellules
Une voie immunitaire inédite de lutte contre l’athérosclérose 16 Juillet 2010
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L’athérosclérose ou accumulation de plaques graisseuses sur la paroi artérielle est à l’origine de la plupart des maladies cardiovasculaires. Alors que les lymphocytes B du système immunitaire étaient considérés jusqu’alors comme des éléments de protection contre la formation de ces plaques, des chercheurs du "Paris Centre de recherche cardiovasculaire" (unité 970 Inserm) réfutent cette hypothèse sur trois modèles animaux. Ils montrent à l’inverse que des anticorps dirigés contre ces cellules de l’immunité et très efficaces en traitement du lupus ou de la polyarthrite rhumatoïde protègent significativement contre l’athérosclérose. Ces travaux, en cours de validation par un essai clinique chez l’homme, sont publiés dans The Journal of Experimental Medicine. Ils pourraient notamment offrir de nouvelles perspectives en prévention des récidives après un infarctus du myocarde.
Ces résultats ont des implications cliniques importantes. Ils suggèrent que les traitements dirigés contre les lymphocytes B, actuellement administrés à des patients souffrant de maladies inflammatoires comme le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde, pourraient réduire le risque cardiovasculaire. Des essais cliniques ont été engagés en ce sens par l’équipe et visent à évaluer l’étendue de l’athérosclérose avant et après traitement chez ces patients. Les chercheurs envisagent également d’autres applications cliniques, notamment évaluer cet anticorps en traitement à court terme du risque de récidive après un infarctus du myocarde.
http://www.inserm.fr/espace-journalistes/une-voie-immunitaire-inedite-de-lutte-contre-l-atherosclerose
Les « bébés bulle » ont 11 ans : L’efficacité de la thérapie génique est démontrée. 22 Juillet 2010
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11 ans déjà ! En mars 1999, Alain Fischer, Marina Cavazzana-Calvo et Salima Hacein- Bey-Abina et leurs équipes de l’Inserm, de l’AP-HP et de l’Université Paris Descartes traitaient pour la première fois par thérapie génique des enfants atteints d’une maladie les privant de défenses immunitaires. Aujourd’hui, sept enfants pris en charge en France vont bien et mènent une vie normale. Ces onze années ont permis aux chercheurs de perfectionner la thérapie, de comprendre et de tenter de s’affranchir des problèmes de toxicité rencontrés aux débuts de cette aventure. En écho à cette réussite, deux nouveaux essais cliniques démarrent en 2010. Ils concernent le DICS-X et le syndrome de Wiskott Aldrich. Le suivi de cette étude est publié ce jour dans The New England Journal of Medicine. Ces travaux remarquables ont reçu le soutien de l’AFM grâce aux dons du Téléthon.
Les différentes étapes de la thérapie génique du DICS-X
 © Sequoia
Deux déficits immunitaires héréditaires feront l’objet d’essais cliniques de thérapie génique en 2010. 5 enfants atteints de DICS-X intégreront un nouvel essai promu par l’AP-HP tandis que 10 enfants atteints du syndrome de Wiskott Aldrich (2) prendront part, en France et en Angleterre, à un essai promu par Généthon (le centre de recherche et de développement des thérapies géniques de l’AFM). Ce dernier essai a débuté en février dernier. Par ailleurs, l’équipe de chercheurs de l’Inserm est toujours impliquée dans l’essai clinique de thérapie génique contre l’adénoleucodystrophie (3).
En savoir plus Source Efficacy of Gene Therapy for X-Linked Severe Combined Immunodeficiency Accès à l'article original dans The New England Journal of Medicine, Volume 363:355-364 July 22, 2010
Références Consulter le dossier d'information "Le déficit immunitaire combiné sévère lié à l’X" sur le site de l’Inserm...
Contact presse Priscille Rivière (tél. : 01 44 23 60 97)
http://www.inserm.fr/espace-journalistes/les-bebes-bulle-ont-11-ans-l-efficacite-de-la-therapie-genique-est-demontre
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