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Mai 2010
Par Philippe Brissaud   
13-05-2010

Sclérose latérale amyotrophique : évaluation d’un anti-CD40L dans une étude préclinique chez la souris.
La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative caractérisée par une paralysie musculaire progressive due à une dégénérescence des motoneurones du cortex moteur primaire, de la voie corticospinale, du tronc cérébral et de la moelle épinière. Dans cet article, Lincecum et coll. proposent d’évaluer l’efficacité de l’injection d’un anticorps dirigé contre CD40L, le co-activateur des cellules T, dans les souris transgéniques SOD1, modèle animal pour la SLA. Cette stratégie a été initialement envisagée grâce à une analyse exhaustive du transcriptome de différents tissus prélevés avant l’apparition des premiers symptômes, et jusqu’aux stades terminaux de la maladie. Cette approche a en effet mis en évidence une activation de la voie de co-activation des lymphocytes T dans les stades précoces d’apparition de la maladie chez la souris, confirmée dans le sang d’un groupe de malades. Les résultats du traitement sont particulièrement encourageants, puisque, dans ce modèle murin, le rallongement de la durée de vie, qui est un des critères analysés pour estimer l’efficacité du produit, est significativement plus important qu’avec un traitement au riluzole, seule molécule autorisée pour le traitement de la SLA.
Nature Genetics ; 42(5):392-9 ; Mai 2010


Myasthénie auto-immune : mise au point d’une immunothérapie ciblée pour le modèle expérimental de la maladie
La myasthénie auto-immune est une maladie au cours de laquelle les jonctions neuromusculaires sont détruites consécutivement à une réaction immunitaire dirigée contre les récepteurs à acétylcholine (AChR) ou la tyrosine kinase musculaire (MuSK). Etant donné les inconvénients évidents des traitements immunosuppresseurs, Luo et coll. ont voulu développer un traitement ciblant spécifiquement la réaction auto-immune. Leur étude montre qu’il est possible, chez la souris, de dévier la réaction immunitaire agressive : l’injection intrapéritonéale de peptides des régions intracytoplasmiques du récepteur à acétylcholine oriente la réaction immunitaire contre des épitopes qui ne peuvent pas déclencher une réponse pathologique.
Ann Neurol. ; 67(4):441-51 ; Avril 2010

 
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