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Orphanet Urgences Syndrome d’Ehlers-Danlos (SED) de type IV (ou syndrome d’Ehlers-Danlos vasculaire) Sclérose latérale amyotrophique : le gène de la Chromogranine B est un gène modificateur
La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative caractérisée par une paralysie musculaire progressive due à une dégénérescence des motoneurones du cortex moteur primaire, de la voie corticospinale, du tronc cérébral et de la moelle épinière. Gros-Louis et coll. montrent qu’un variant allélique du gène de la chromogranine B, qui induit un déficit de formation des granules de sécrétion, est associé à un risque accru de développer la SLA, et à un âge précoce d’apparition de la maladie. Ces résultats suggèrent que le dysfonctionnement de l’activité de sécrétion induit une plus grande vulnérabilité des neurones moteurs.
Pour en savoir plus sur "Sclérose latérale amyotrophique" PNAS ; 106(51):21777-82 ; décembre 2009
Fabrication d’un nouveau vecteur viral spécifiquement dirigé vers les tissus musculaires La modification des vecteurs viraux utilisés en thérapie génique pourrait permettre d’en améliorer les propriétés, et notamment d’orienter leur tropisme vers des tissus spécifiques. Dans cet article publié dans la revue Nature Biotechnology, Asokan et coll. décrivent la méthode qu’ils ont employée pour modifier le profil antigénique du vecteur viral AAV2 : ils ont changé la structure d’un de ses récepteurs de surface. L’un des nouveaux virus générés par cette méthode a acquis la propriété d’infecter de manière sélective les tissus musculaires cardiaques et squelettiques. Il possède en outre un faible tropisme hépatique, contrairement aux vecteurs habituels, ce qui le rend particulièrement intéressant pour des thérapies géniques visant à traiter certains troubles musculo-squelettiques.
Nature Biotechnology ; 28(1):79-82 ; janvier 2010
Comparaison de l’immunotoxicité d’un vecteur viral injecté au niveau musculaire en fonction du mode d’administration Une réaction immunitaire de l’hôte peut se déclencher contre le vecteur viral et/ou le transgène utilisé en thérapie génique. Elle est responsable d’une diminution de l’expression du transgène au cours du temps. Toromanoff et coll. montrent chez des singes que, comparativement à son injection intramusculaire, l’injection du vecteur viral par la voie intraveineuse locale permet d’éviter l’immunotoxicité et de stabiliser l’expression du transgène dans le muscle au cours du temps.
Molecular Therapy ; 18(1):151-60 ; janvier 2010
Transport rétrograde du vecteur viral AAV6 vers les neurones moteurs après une injection intramusculaire chez le singe Dans cet article, Towne et coll. confirment la faisabilité d’une transduction des neurones de la moelle épinière par des vecteurs viraux injectés au niveau musculaire. Les virus sont transportés de manière rétrograde vers les neurones moteurs innervant le site d’injection. Cette approche constitue une piste intéressante d’administration non-invasive du vecteur viral pour des maladies neurodégénératives telles que la sclérose latérale amyotrophique ou les amyotrophies spinales.
Gene Therapy ; 17(1):141-6 ; janvier 2010
Dystrophie musculaire de Duchenne : efficacité du saut d’exon et restauration de l’expression de dystrophine chez la souris La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie neuromusculaire caractérisée par une atrophie et une faiblesse musculaires progressives dues à une dégénérescence des muscles squelettiques, lisses et cardiaques. Elle est causée par des mutations non-sens du gène DMD codant la dystrophine, une protéine sub-sarcolémique. Des chercheurs ont découvert qu’il est possible de faire effectuer au mécanisme de lecture du gène un « saut d’exon », à l’emplacement de la mutation, notamment grâce à un traitement au morpholino. Ceci permet la synthèse d’une dystrophine tronquée mais globalement fonctionnelle. Dans un premier article, Wu et coll. montrent, chez un modèle de souris dystrophique, que l’administration de morpholino à une dose non toxique induit la restauration de l’expression de la dystrophine, non seulement dans les muscles squelettiques mais plus encore dans le muscle cardiaque. Les niveaux de dystrophine atteints correspondent à des phénotypes de dystrophie musculaire plus modérés que la DMD. Dans un deuxième article, Goyenvalle et coll. confirment l’effet du morpholino, cette fois uniquement sur l’expression de dystrophine au niveau du muscle squelettique, chez un autre modèle murin de DMD plus sévère et progressive. Ce traitement représente donc un important espoir thérapeutique pour la DMD.
Pour en savoir plus sur "Dystrophie musculaire de Duchenne" Gene Therapy ; 17(1):132-40 ; janvier 2010 Molecular Therapy ; 18(1):198-205 ; janvier 2010
Recommandations internationales pour le diagnostic et la prise en charge de la maladie de Rendu-Osler Lire le résumé sur Pubmed Pour en savoir plus sur "Maladie de Rendu-Osler" Journal of Medical Genetics ; (publication avancée en ligne) ; juin 2009
Arthrite juvénile idiopathique : l’hormone de croissance améliore la composition corporelle et osseuse Le terme d’arthrite juvénile idiopathique (AJI) désigne l’ensemble des atteintes inflammatoires articulaires sans cause reconnue, débutant avant l’âge de 16 ans et de durée supérieure à 6 semaines. Les patients AJI souffrent également de complications telles qu’un arrêt de la croissance et un déficit musculaire. Bechtold et coll. ont suivi les effets d’un traitement à l’hormone de croissance chez douze patients et ont comparés leur état en fin de croissance avec celui de 13 patients non traités. Ils constatent que le traitement à l’hormone de croissance des patients AJI améliore et normalise la composition corporelle en muscle et la composition osseuse.
Pour en savoir plus sur "Arthrite juvénile idiopathique" Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism ; 95(1):178-85 ; janvier 2010
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