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4 Décembre 2009 Recommandations de l’American Academy of Neurology sur la sclérose latérale amyotrophique La société savante American Academy of Neurology a émis de nouvelles recommandations pour la prise en charge des patients atteints de sclérose latérale amyotrophique. Lire les recommandations ici et ici
Hypercalcémie hypocalciurique familiale : existence d’une forme autosomique récessive L’hypercalcémie hypocalciurique familiale est une pathologie du métabolisme phospho-calcique totalement asymptomatique et considérée à ce jour comme bénigne, l’hypercalcémie étant généralement découverte par hasard. Elle est causée par une mutation du gène CASR (codant un récepteur de la sensibilité au calcium), et sa transmission est reconnue pour être autosomique dominante. Lietman et coll. décrivent ici, chez une famille consanguine, une mutation perte de fonction du gène CASR à l’origine d’une forme autosomique récessive de la maladie.
Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism ; 94(11):4372-9 ; novembre 2009
La maladie de Von Hippel-Lindau peut s’exprimer par des paragangliomes parasympathiques La maladie de Von Hippel-Lindau (VHL) est une affection héréditaire prédisposant à une série de néoplasmes malins et bénins, principalement des tumeurs de la rétine, du cervelet, des hémangioblastomes du système nerveux central, des carcinomes à cellules rénales (CCR) et un phéochromocytome. Les tumeurs viennent de l’inactivation biallélique du gène VHL, par mutation, dans leurs cellules souches. Des paragangliomes parasympathiques sont une des manifestations rares, et parfois uniques de la maladie. Gaal et col. montrent chez deux patients que ces tumeurs particulières sont bien elles aussi liées à l’inactivation de VHL.
Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism ; 94(11):4367-71 ; novembre 2009
Cirrhose biliaire primitive : la délétion de l’Interleukine 12p40 supprime la cholestase autoimmune dans un modèle animal La cirrhose biliaire primitive (CBP) est une maladie chronique d’origine autoimmune, responsable d’une cholestase lentement progressive, touchant les canalicules biliaires, et qui est susceptible de provoquer une insuffisance hépatique terminale. Elle est caractérisée par la présence d’anticorps sériques anti-mitochondries (AMA) associée à des anomalies biochimiques du foie. Yoshida et coll. montrent ici, chez un modèle de souris transgéniques développant la CPB, que la délétion de l’Interleukine 12p40 empêche le développement de la maladie. L’inhibition sélective de l’action de cette interleukine représente donc une piste thérapeutique pour la CPB humaine.
Hepatology ; 50(5):1494-500 ; novembre 2009
Dystrophie musculaire de Duchenne : nouvelles pistes thérapeutiques validées dans un modèle murin La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie neuromusculaire caractérisée par une atrophie et une faiblesse musculaires progressives dues à une dégénérescence des muscles squelettiques, lisses et cardiaques. La DMD est due à des mutations du gène DMD qui résultent en un déficit complet en dystrophine, une protéine sub-sarcolemmique. Dans un premier article, Yin et coll. montrent que l’utilisation d’une nouvelle molécule (peptide de fusion) permet de corriger de manière très efficace et spécifique le déficit fonctionnel en dystrophine et améliore le phénotype chez un modèle de souris DMD. Dans un deuxième article, Miura et coll. montrent que l’activation pharmacologique du facteur de transcription PPAR bêta/delta stimule l’expression de l’utrophine A et restaure l’intégrité des sarcolemmes chez les souris DMD.
Human Molecular Genetics ; 18(23):4640-9 ; décembre 2009 Human Molecular Genetics ; 18(22):4405-14 ; novembre 2009
Sclérose latérale amyotrophique : inhibition de la SOD1 mutante par la protéine C activée La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative caractérisée par une paralysie musculaire progressive due à une dégénérescence des motoneurones du cortex moteur primaire, de la voie corticospinale, du tronc cérébral et de la moelle épinière. Environ 10% des cas sont familiaux (25% sont alors expliqués par des mutations du gène SOD1) et 90% sont sporadiques (et parfois également associés à des mutations de SOD1). Une étude réalisée chez des souris SLA mutante pour SOD1 montre que l’administration de la protéine C activée ralentit la progression de la maladie et prolonge la survie d’un modèle de souris ALS, par l’inhibition de la protéine SOD1 mutante.
Journal of Clinical Investigation ; 119(11):3437-49 ; novembre 2009
Maladie de Fabry : possible amélioration de la thérapie de remplacement de l’alpha-galactosidase A La maladie de Fabry est une pathologie héréditaire du métabolisme des glycosphingolipides, de transmission récessive liée au chromosome X, due au déficit en une enzyme lysosomale: l’alpha-galactosidase A. Le défaut enzymatique conduit à l’accumulation du substrat non dégradé dans les tissus et le plasma. Les auteurs présentent ici une nouvelle enzyme qui, à la différence des enzymes de remplacement déjà utilisées chez l’homme, est peu susceptible de déclencher une réaction allergique.
The American Journal of Human Genetics ; 85(5):569-80 ; novembre 2009
Adrénoleucodystrophie (ALD) liée à l’X : succès d’une thérapie par transfusion de cellules souches hématopoïétiques modifiées L’adrénoleucodystrophie (ALD) liée à l’X est caractérisée par une démyélinisation progressive du système nerveux central (SNC, cerveau et/ou moelle épinière) associée à une insuffisance surrénale périphérique (maladie d’Addison). La maladie est causée par des mutations du gène ABCD1 codant la protéine ALD. Sa progression peut être arrêtée par la transfusion de cellules souches hématopoïétiques allogènes (provenant de donneurs compatibles) mais cette stratégie reste très risquée. Une équipe française a mis au point une nouvelle technique consistant à transfuser au malade ses propres cellules souches, préalablement modifiées par thérapie génique pour exprimer un gène ABCD1 fonctionnel. Les résultats de ce traitement, chez deux patients, se sont révélés comparables aux résultats obtenus avec la transfusion allogène. Le succès de cette thérapie, abondamment relayé par la presse scientifique et les grands médias généralistes, ne suscite pas seulement de nouveaux espoirs pour le traitement de la ALD. Il entraîne également un regain d’intérêt pour les thérapies géniques.
Science ; 326(5954):805-6 ; novembre 2009 Science ; 326(5954):818-23 ; novembre 2009
Acromégalie : un traitement de première instance aux analogues de la somatostatine est une alternative à envisager L’acromégalie est une maladie acquise liée à une sécrétion excessive d’hormone de croissance (somathormone, STH). Souvent due au développement d’un adénome hypophysaire, elle est caractérisée par une apparition progressive de modifications de l’aspect physique ou syndrome dysmorphique (concernant en particulier le visage et les extrémités) et des manifestations systémiques. Dans un premier article, une équipe italienne rapporte les résultats très positifs d’une étude prospective réalisée chez 45 patients exclusivement traités au lanreotide ou à l’octreotide, deux analogues de la somatostatine. Ils suggèrent que ce traitement soit proposé comme une alternative sûre aux patients atteints d’acromégalie. Par ailleurs, une équipe anglaise montre dans un deuxième article que la radiothérapie, mais aussi de trop fortes doses d’hydrocortisone, utilisée pour corriger l’hypopituitarisme résultant des traitements par chirurgie ou radiothérapie de l’acromégalie, sont associées à un risque accru de mortalité chez les patients.
Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism ; 94(10):3746-56 ; octobre 2009 Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism ; 94(11):4216-23 ; novembre 2009
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