|
newsletter du 13 Novembre 2009
Ostéogénèse imparfaite récessive : déficit fonctionnel du complexe modificateur du collagène de type 1 L’ostéogenèse imparfaite (OI) est une maladie génétique caractérisée par une fragilité osseuse et une diminution de la masse osseuse. Elle est liée à un déficit fonctionnel du collagène de type 1. La forme autosomique récessive de la maladie a jusqu’ici été associée à des déficits en cartilage-associated protein (CRTAP) ou en prolyl 3-hydroxylase 1 (P3H1), causés respectivement par des mutations de CRTAP et LEPRE1. Ces deux protéines forment, avec la cyclophiline B (CyPB) un complexe intracellulaire qui modifie le collagène de type 1. Van Dijk et coll. montrent, chez deux familles atteintes par une OI récessive, l’existence de mutations du gène PPIB codant la CyPB, ce qui les conduit à réaffirmer l’importance de la perte de fonction du complexe P3H1/CRTAP/CyPB dans la maladie. The American Journal of Human Genetics ; 85(4):521-7 ; octobre 2009
Granulomatose septique chronique autosomique récessive : nouvelle anomalie de la NADPH oxydase La granulomatose septique chronique est une maladie héréditaire caractérisée par un défaut de destruction des bactéries et des champignons phagocytés par les polynucléaires neutrophiles et les macrophages, lié à une anomalie de la NADPH oxydase, productrice de radicaux libres de l’oxygène. Matute et coll. rapportent l’existence, chez un patient, d’une nouvelle mutation, touchant le gène NCF4 qui entraîne une nouvelle anomalie de cette enzyme. Blood ; 114(15):3309-15 ; octobre 2009
Sclérose latérale amyotrophique : bons résultats d’une transplantation de cellules souches neurales modifiées chez des souris La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative caractérisée par une paralysie musculaire progressive due à une dégénérescence des motoneurones du cortex moteur primaire, de la voie corticospinale, du tronc cérébral et de la moelle épinière. Récemment, des études ont souligné l’effet neurotrophique et neuroprotecteur du facteur de croissance de l’endothélium vasculaire (VEGF) chez des souris génétiquement modifiées présentant la SLA. Hwang et coll. rapportent dans cet article les résultats très prometteurs, toujours chez un modèle animal de SLA, d’une transplantation de cellules souches neurales humaines, modifiées pour surexprimer le VEGF. Les cellules souches transplantées se sont bien greffées à la moelle épinière des souris et ont produit du VEGF à proximité des motoneurones touchés par la dégénérescence. Le traitement a retardé le développement de la maladie et prolongé la survie des souris. Gene Therapy ; 16(10):1234-44 ; octobre 2009
Syndrome d’Ehlers-Danlos de type 4 : complexité des corrélations génotype-phénotype Le syndrome d’Ehlers-Danlos (SED) de type IV (ou syndrome d’Ehlers-Danlos vasculaire) est une pathologie héréditaire du tissu conjonctif caractérisée par des traits particuliers (acrogérie) chez la plupart des patients, une peau fine et translucide avec des vaisseaux sous-cutanés nettement visibles par transparence au niveau du thorax et de l’abdomen, des ecchymoses et des hématomes et une prédisposition à la survenue de complications sévères - artérielles, digestives et utérines - qui sont rarement observées, voire absentes, dans les autres formes de SED. Le SED de type IV est transmis selon le mode autosomique dominant, et résulte de mutations du gène COL3A1, codant pour le (pro)collagène de type III. Plancke et coll. rapportent ici le cas d’une femme atteinte de SED, homozygote pour une mutation non-sens de COL3A1, qui n’a pas transmis la maladie à ses enfants. Les auteurs concluent que l’effet négatif dominant lié à l’haploinsuffisance de COL3A1 est plus complexe que prévu. European Journal of Human Genetics ; 17(11):1411-6 ; novembre 2009
|