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Actualités INSERM
Par Philippe Brissaud   
29-10-2009

L’immunodéficience liée à l’infection par le VIH augmente le risque de cancer
08 Octobre 2009
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Une vaste étude prospective réalisée à partir des patients inclus dans la base de données hospitalière française sur l’infection à VIH (ANRS CO4) apporte la démonstration que le déficit immunitaire joue à lui seul un rôle majeur dans la survenue des cancers classants SIDA et non classants SIDA chez les patients séropositifs. Les résultats de cette étude, publiés aujourd’hui sur le site du journal Lancet Oncology (1), indiquent en effet que plus le déficit immunitaire est prononcé et plus le risque de cancer augmente, ceci de façon indépendante des autres facteurs de risque éventuels. Cette observation plaide en faveur d’un diagnostic et d’une mise sous traitement précoce des personnes infectées par le VIH. Elle souligne également que l’objectif du traitement ne doit pas seulement être la diminution de la charge virale mais le maintien ou la restauration du nombre de lymphocytes CD4 au-dessus de 500/mm3. Cette étude est la première qui mesure le risque de survenue propre à chacun des cancers les plus fréquents chez les personnes séropositives.

(1) M. Guiguet, F. Boué, J. Cadranel et al. Effect of immunodeficiency, HIV viral load, and antiretroviral therapy on the risk of individual malignancies (FHDH-ANRS C04): a prospective cohort study, published online October 8, 2009 DOI: 10.1016/S14702045(09)70282-7.
(2) Bruyand, M., R. Thiebaut, et al. "Role of Uncontrolled HIV RNA Level and Immunodeficiency in the Occurrence of Malignancy in HIV-Infected Patients during the Combination Antiretroviral Therapy Era: Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les hépatites virales (ANRS) CO3 Aquitaine Cohort." Clinical Infectious Diseases 2009; 49(7): 1109-1116.

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Contact presse chercheur
Dr Dominique Costagliola
Unité 943 Inserm et Université Pierre et Marie Curie, Paris
Tél. : 06 09 26 12 87


Succès d'un essai préclinique en thérapie génique dans la maladie de Parkinson
15 Octobre 2009
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Un nouveau traitement de la maladie de Parkinson a été mis au point par des équipes franco-britanniques associant des chercheurs et des neurochirurgiens de MIRCen (1) (CEA/CNRS-URA 2210) de l’Université Paris 12 et de l’hôpital Henri Mondor (AP-HP), ainsi que des chercheurs d’Oxford BioMedica, société de biotechnologie britannique spécialisée dans le développement de thérapies géniques. Ces résultats sont publiés dans la revue Science Translational Medicine du 14 octobre accessible en ligne. Développés à MIRCen, centre de recherche CEA-Inserm dédié à la recherche translationnelle, des essais menés sur des modèles primates de la maladie de Parkinson ont permis d’accélérer le lancement d'un essai clinique de phase I/II conduit à l’hôpital Henri Mondor chez des patients atteints de cette pathologie.

(1) MIRCen (molecular imaging research center) est une plateforme d’imagerie préclinique développée en partenariat par le CEA et l’Inserm. Son objectif est de développer des nouvelles thérapies pour lutter contre les maladies neurodégénératives, en particulier, et aussi cardiaques hépatiques et infectieuses. Elle est installée au CEA Fontenay-aux-Roses.

 
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