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Paris, le 16 juin 2009 Information presse
Exposition aux pesticides et maladie de Parkinson : le lien confirmé chez les agriculteurs français Une équipe de chercheurs de l’unité Inserm « Neuroépidémiologie » et de l’UPMC montre que l’exposition aux pesticides double quasiment le risque de survenue de la maladie de Parkinson parmi les agriculteurs. Ce risque augmente avec le nombre d’années d’exposition et, chez les hommes, est principalement lié à l’usage d’insecticides, notamment de type organochloré. Ces résultats, qui posent également la question du rôle d’une contamination résiduelle de la population générale par ces pesticides, sont publiés en ligne dans Annals of Neurology. La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neuro-dégénérative la plus fréquente, après la maladie d’Alzheimer. On admet que, dans la plupart des cas, elle trouve son origine dans une combinaison de facteurs de risque génétiques et environnementaux. Parmi les facteurs d’environnement suspectés, des études épidémiologiques ont montré une association entre la survenue de la maladie de Parkinson et une exposition professionnelle aux pesticides. Toutefois, aucune famille de pesticides n’a pu être spécifiquement mise en cause et le rôle du niveau d’exposition n’a pas été étudié (relation dose-effet). En collaboration avec la Mutualité sociale agricole (MSA), une équipe de chercheurs de l’Inserm et de l’UPMC (Université Pierre et Marie Curie) a étudié un groupe de 224 patients atteints de maladie de Parkinson, qu’ils ont comparé à un groupe de 557 personnes non malades, toutes affiliées à la MSA, de même âge et sexe et habitant dans le même département. L’exposition aux pesticides durant toute la vie professionnelle des participants a été reconstituée de manière très détaillée à l’occasion d’entretiens avec des médecins du travail de la MSA permettant de recueillir un grand nombre d’informations telles que la surface des exploitations, le type de cultures et les pesticides utilisés, le nombre d’années et la fréquence annuelle d’exposition, ou encore la méthode d’épandage. Les résultats montrent que les patients atteints de maladie de Parkinson avaient utilisé plus souvent des pesticides et durant un plus grand nombre d’années que les témoins ; les chercheurs ont alors estimé que les agriculteurs exposés aux pesticides avaient un risque presque deux fois plus élevé de développer la maladie de Parkinson que ceux qui n’en utilisaient pas. Parmi les principales familles de pesticides, les chercheurs ont mis en évidence chez les hommes atteints un risque jusqu’à 2,4 fois plus élevé que chez les témoins pour les insecticides de type organochloré. Cette famille de pesticides qui regroupe par exemple le lindane et le DDT a été largement utilisée en France entre les années 1950 et 1990 et se caractérise par une persistance dans l’environnement de nombreuses années après l’utilisation. Les chercheurs précisent toutefois qu’on ne peut pas, à partir de ces résultats, exclure l’implication d’autres types de pesticides moins fréquemment utilisés. Les auteurs soulignent alors l’importance de l’éducation des utilisateurs professionnels de pesticides à un meilleur usage et la mise en place de mesures de protection des travailleurs agricoles. Enfin, au-delà du rôle de l’exposition aux pesticides à des niveaux élevés en milieu professionnel, ces résultats soulèvent la question des conséquences d’une exposition à plus faibles doses. Des études complémentaires seront nécessaires pour répondre à cette question.
Pour en savoir plus “Professional exposure to pesticides and Parkinson’s disease” Alexis Elbaz1,2,3 , Jacqueline Clavel 4,5, Paul J. Rathouz 6, Frédéric Moisan1,2, Jean-Philippe Galanaud1,2, Bernard Delemotte 7, Annick Alpérovitch1,2, Christophe Tzourio1,2. 1- Inserm Unité 708, F-75005, Paris, France (AE, JPG, FM, AA, CTZ) 2- UPMC Université Pierre et Marie Curie, F-75005, Paris, France (AE, JPG, FM, AA, CTZ) 3- Département santé-travail, Institut de Veille Sanitaire, F-94415, Saint-Maurice, France (AE) 4- Inserm Unité 54, F-94807, Villejuif, France (JC) 5- Université Paris 11, F- 94807, Villejuif, France (JC) 6- Department of Health Studies, University of Chicago, Chicago, IL (PJR) 7- Mutualité Sociale Agricole, Bagnolet, France (BD) Annals of Neurology http://www3.interscience.wiley.com/cgi-bin/fulltext/122322358/PDFSTART Sous presse
Contact chercheur Alexis Elbaz, Unité Inserm 708 Neuroépidémiologie Hôpital de la Salpêtrière 47 Bvd de l'Hôpital 75651 Paris Cedex 13 France Tel : 01 42 16 25 66
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Contact presse Anne Mignot Tel. 01 44 23 60 73
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Les réservoirs du VIH mieux identifiés : vers de nouvelles stratégies thérapeutiques Montréal, le 22 juin 2009 – Une découverte par une équipe de chercheurs montréalais et américains ouvre la voie vers de nouvelles thérapies contre le VIH-SIDA. Dorénavant, il pourrait être possible de traiter l’infection au VIH-SIDA en ajoutant une chimiothérapie ciblée au traitement actuel appelé HAART (Highly Active Anti-Retroviral). Cette solution inédite permettrait de détruire autant les virus circulants dans le corps que ceux dissimulés dans les cellules du système immunitaire. L’étude ayant mené à cette conclusion est publiée dans Nature Medicine et a été dirigée par le Dr Rafick-Pierre Sékaly, directeur de l’Unité Inserm 743 à l’Université de Montréal. Les collaborateurs du projet sont des scientifiques du Centre universitaire de santé McGilll au Canada et des National Institutes of Health et de l’Université du Minnesota aux États-Unis. Jusqu’à présent les traitements contre le SIDA se sont toujours heurtés à l’élimination des « réservoirs du VIH » : des cellules du système immunitaire où le virus se cache et où les traitements HAART actuels ne peuvent pas l’atteindre. Les chercheurs ont réussi, non seulement à identifier les cellules où se cache le VIH, mais ils ont aussi élucidé les mécanismes qui permettent au virus d’échapper aux traitements actuels, ce qui permettra à moyen terme d’ouvrir la voie à de nouvelles thérapies complètement différentes de ce qui est utilisé actuellement. « Nos résultats plaident en faveur d’une stratégie semblable à celle utilisée contre la leucémie : une chimiothérapie ciblée, associée à un traitement immunitaire, souligne le Dr Rafick-Pierre Sékaly, professeur à l’Université de Montréal, chercheur au Centre de recherche du Centre Hospitalier de l'Université de Montréal, directeur de l’Unité Inserm 743 et directeur scientifique du Vaccine and Gene Therapy Institute de Floride. Cela permettrait de détruire les cellules contenant un virus, tout en donnant au système immunitaire le temps de se régénérer avec des cellules saines. » « Pour la première fois, cette étude prouve que les réservoirs du VIH ne sont pas un ensemble homogène : ils sont constitués de plusieurs types de cellules immunitaires différentes » explique le Dr Jean-Pierre Routy, hématologue au CUSM, chercheur à l’Institut de recherche du CUSM et professeur en hématologie à l’Université McGill qui a collaboré à l’étude. « Il existe donc plusieurs types de réservoirs du VIH, chacun d’eux nécessitant un traitement différent afin d’être éliminé. » En effet, une fois que le virus est dissimulé dans ces cellules-réservoirs il en devient dépendant : si la cellule vit, le virus vit mais si la cellule meurt, le virus meurt aussi. Détruire ces cellules immunitaires revient donc à éliminer une partie la mieux cachée du virus. Les traitements HAART actuels détruisent efficacement les virus circulants dans le corps, mais ne peuvent pas atteindre ceux dissimulés dans les cellules-réservoirs. « Nous avons désormais de toutes nouvelles options à explorer au cours des prochaines années pour combattre le VIH, conclut Nicolas Chomont, stagiaire post-doctoral au département de microbiologie et immunologie de l’Université de Montréal et co-auteur de l’étude. La combinaison des approches fondamentales et cliniques a mené à des résultats étonnants qui nous permettent d’élucider un autre des mystères de ce virus aux mille visages. » Cette approche nouvelle est actuellement poursuivie dans d’autres laboratoires, en particulier en France dans le cadre d’un groupe de travail coordonné par l’ANRS1. Cette étude a été financée par l’American Foundation for AIDS Research (amfAR), le National Institutes of Health, les Instituts de recherche en santé du Canada et le Réseau RSQ-SIDA.
Référence “HIV reservoir size and persistence are driven by T cell survival and homeostatic proliferation” Nicolas Chomont1–3, Mohamed El Far1–3, Petronela Ancuta3, Lydie Trautmann1–3, Francesco A Procopio1–3, Bader Yassine-Diab1–3, Genevieve Boucher1, Mohamed-Rachid Boulassel4, Georges Ghattas5, Jason M Brenchley6, Timothy W Schacker7, Brenna J Hill8, Daniel C Douek8, Jean-Pierre Routy4,9, Elias K Haddad1–3,9 & Rafick-Pierre Sékaly1–3,9 1 Laboratoire d’Immunologie, Centre de Recherche du Centre Hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM) Saint-Luc, Montréal, Québec, Canada. 2 Laboratoire d’Immunologie, Département de Microbiologie et d’Immunologie, Université de Montréal, Québec, Canada. 3 Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale U743, CR-CHUM, Université de Montréal, Montréal, Québec, Canada. 4 Immunodeficiency Service and Division of Hematology, Royal Victoria Hospital, McGill University Health Centre (MUHC), McGill University, Montréal, Québec, Canada. 5 Department of Gastroenterology, MUHC, Montréal, Québec, Canada. 6 Laboratory of Molecular Microbiology, National Institute of Allergy and Infectious Diseases, US National Institutes of Health, Bethesda, Maryland, USA. 7 Department of Medicine, University of Minnesota, Minneapolis, Minnesota, USA. 8 Human Immunology Section, Vaccine Research Center, National Institute of Allergy and Infectious Diseases, US National Institutes of Health, Bethesda, Maryland, USA. 9 Department of Microbiology and Immunology, McGill University, Montréal, Québec, Canada.
Nature medicine Publication avancée en ligne du 21 juin 2009
Contact chercheur Rafick-Pierre Sekaly Unité de recherches en immunologie humaine (U743 Inserm) Tel. 00 1 514 - 890-8000 poste 35288
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Contacts presse Sylvain-Jacques Desjardins Université de Montréal Tél.: 00 1 514-343-7593
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Anne Mignot Inserm Tel.01 44 23 60 73
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1 Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales
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