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En chemin vers un vaccin. Un vaccin contre le paludisme pourrait voir le jour dans quelques années. Après 70 ans de recherches, d’espoirs et d’impasses, les résultats d’essais publiés dans The New England Journal of Medecine sont encourageants pour la lutte contre la malaria. Dirigé spécifiquement contre Plasomodium Falciparum (l’un des quatre parasites), le vaccin a été testé sur des enfants africains (Mozambique, Kenya, Tanzanie) de 1 à 5 ans, les principales cibles du paludisme. Chaque année, c’est entre un à trois millions de personnes qui décèdent du paludisme dont la majorité sont des enfants. Le vaccin est une molécule de synthèse injectée dans l’organisme et qui induit la synthèse d’anticorps spécifique d’une protéine membranaire du parasite « jeune », c’est à dire avant son entrée dans les hépatocytes. Les résultats de ces tests sont issus d’une deuxième série de vaccins, une première version du vaccin avait été testée en 2004. Les observations des enfants vaccinées montre que le vaccin a réduit de 65% le risque de faire un accès palustre, de plus il semble réduire de moitié le nombre de crise. La recherche avance donc à grand pas contre ce problème de santé publique international majeur. Il n’y a plus qu’à espérer qu’ensuite les vaccins soient disponibles facilement pour les populations les plus touchées. Une autre approche. Le paludisme provient d’un parasite transmit par un moustique, l’anophèle femelle. Une autre approche contre cette maladie a été de s’attaquer à ce vecteur par des moustiquaires ou des insecticides. Des chercheurs australiens ont remarqué que seuls les moustiques les plus âgés transmettaient le parasite. Il faut en effet quinze jours au parasite pour atteindre les glandes salivaires de l’insecte afin qu’il puisse parasiter l’homme. Ces scientifiques ont donc eut l’idée de réduire la durée de vie des moustiques en leur transférant une bactérie, Wolbachia. Ils publient leurs résultats dans la revue Science et montrent qu’ils ont pu réduire de moitié l’espérance de vie des moustiques, de deux à un mois. Les anophèles infectés par les bactéries les transmettent très bien aux générations suivantes et les femelles saines fécondées par un mâle infecté ont des œufs qui n’éclosent pas. Reste à savoir si l’idée peut être adaptée concrètement, et si la nature ne va pas trouver un chemin détourné pour résister. http://www.sciencemag.org/ http://content.nejm.org/
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