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Les risques de cancer liés aux rejets des incinérateurs dans les années 70 et 80 sont réévalués à la hausse
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Revue de presse
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Par Nicolas De Bandt
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03-04-2008 |
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L’institut de veille sanitaire a réalisé une étude sur la relation entre l’exposition aux rejets atmosphérique des incinérateurs d’ordures ménagères dans les années 1970 à 1980 et le développement de certains cancers. D’après les résultats publiés sur le site de l’InVS, la relation est qualifiée de « statistiquement significative ». Les résultats ont même été revus à la hausse depuis une étude en novembre 2006. L’étude a comparé l’augmentation de la fréquence des cancers chez les personnes ayant subi une forte exposition aux fumées d’incinérateurs avec les personnes avec la fréquence observée chez des personnes d’une population peu exposée. Par rapport à 2006, mes estimations passent ainsi de 4 % à 6% pour les cancers du sein et de 7% à 9% pour les cancers du système lymphatique dans l’ensemble de la population exposée. Pascal Fabre, médecin épidémiologiste et coauteur de l’étude explique cette étude par un affinage des modèles statistiques. Cette étude, lancée dans le cadre du Plan cancer, devait préciser l’impact sanitaire des expositions de longue durée aux incinérateurs et a porté sur quatre départements (Isère, Haut-Rhin, Bas-Rhin et Tarn). L’étude ne prend pas en compte les cancers survenus après 1999, Pascal Fabre reconnaît que l’étude sous-estime les risques réels : « la littérature scientifique nous enseigne que des cancers peuvent apparaître trente ans après l'exposition à certaines substances ».
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