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Une équipe américano-japonaise menée par Lorenz Studler vient de publier dans Nature Medecine un article montrant qu’il était possible de traiter des souris atteinte de la maladie de Parkinson grâce à des cellules souches embryonnaires obtenues par clonage thérapeutique (transfert nucléaire). Des résultats prometteurs pour une pathologie qui touche près de cent milles personnes en France, celle-ci est due à la dégénérescence de neurones synthétisant un neurotransmetteur particulier, la dopamine. Des études précédentes avaient obtenues des résultats mitigés, certaines expériences avaient montré, au sein de rat, un développement d’amas de cellules souches embryonnaires non différenciées et présentant un risque cancéreux important. Lorenz Studler et son équipe ont donc décidé de travailler un peu différemment. Ils ont d’abord cherché à obtenir le plus grand nombre possible de cellules souches embryonnaires spécifiques de l’individu à traiter (par clonage thérapeutique). Ils les ont ensuite amener à se différencier, préalablement à la transplantation, en cellules destinées à devenir des neurones à dopamine. 187 lignées de cellules issues par transfert nucléaire de 24 souris parkinsoniennes ont été stimulées pour une évolution en neurones à dopamines. Certaines souris ont été transplantées par des cellules provenant de leur propre clone, d’autres par des cellules provenant d’une lignée étrangère. Les chercheurs ont remarqué que seules les souris ayant reçu des cellules spécifiques de leurs clones présentaient des signes d’une efficacité du traitement, sans réaction immunologique. Si ces résultats sont encourageant, une application à l’homme a encore du chemin à parcourir. www.lemonde.fr
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