|
On ne trouve déjà plus de 1300 types différents (poudres, fils, tubes…) dans plusieurs centaines de produits commercialisés. Elles sont présentes dans les crèmes solaires, les cosmétiques, les textiles, carburants, les aliments… Les rares études menées sur la toxicité de ces corps minuscules, dévoilent que les dangers sont réels. Des expériences menées en 2007 sur des rats et des souris, ont montré que l’administration par la trachée de nanotubes de carbone, les plus répandues, entraînait le développement d’une fibrose pulmonaire. Un autre essai a démontré que l’inhalation de ces nanotubes par des souris a conclu à une altération de la réponse immunitaire de certains lymphocytes au niveau de la rate. Ces résultats ne sont pas directement transposables à l’homme, « des nanoparticules de carbone ou d'oxyde de titane, utilisées largement dans l'industrie, peuvent provoquer, à des concentrations élevées, une inflammation au niveau pulmonaire, ce qui pourrait largement participer à l'initiation et au développement de pathologies", décrit Francelyne Marano, directrice du laboratoire de cytophysiologie et toxicologie cellulaire (Paris).
|