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Des vaisseaux artificiels aussi vrais que nature ? Convertir en PDF Version imprimable
Revue de presse
Par Dorothée Fries   
25-01-2008

Aujourd’hui les chirurgiens sont obligés de prélever sur le patient lui-même un tronçon vasculaire pour faire office de greffon. Mais ce procédé pourrait évoluer.

Laura Niklason et son équipe (université de Yale, USA) ont développé une méthode qui consiste à placer des cellules humaines sur un support biodégradable, auquel on a donné la forme de tubes de différents diamètres. En se développant, les cellules produisent une matrice en collagène modelée sur les tubes. Après huit semaines, les chercheurs « nettoient » la matrice de ses cellules. Ils ne conservent que le collagènes, afin d’éviter les problèmes de rejet.

Une fois greffés ces vaisseaux artificiels devraient être colonisés par les cellules vasculaires du patient et à voir une plus grande longévité que les greffons comportant des cellules. C’est ce que confirment les essais sur les animaux.

Mais six à neuf mois sont nécessaire pour obtenir ce résultat, qui reste très onéreux. Deux obstacles à surmonter pour que ce procédé soit entre dans les pratiques chirurgicales.

 
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