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Prévenir l’hypertension artérielle ? Convertir en PDF Version imprimable
Mars 2008
Par Nicolas De Bandt   
30-03-2008

C’est le défi que s’est lancé une équipe suisse de la société Cytos Biotechnologie et qui publiait ces premiers résultats dans l’hebdomadaire britannique The Lancet le 8 Mars dernier. Les chercheurs tentent de mettre en place un vaccin pour réguler la pression sanguine à l’intérieur des artères, une véritable biothérapie novatrice.

C’est le système rénine-angiotensine qui est ciblé, à l’instar de deux grandes familles de médicament anti-hypertenseur déjà existant. Ce système hormonal augmente la pression sanguine en produisant une vasoconstriction artériolaire. Les chercheurs suisses ont voulu stimuler le système immunitaire afin de réguler le fonctionnement du système rénine-angiotensine dans le cas d’une hypertension artérielle.

Leur vaccin expérimental (CYT006-AngQb) est constitué d’un petit peptide associé à une particule virale qui va stimuler la production d’anticorps anti-angiotensine II par l’organisme. En se liant à l’hormone, les immunoglobulines cachent le site actif et diminuent le nombre de liaison de la molécule à son récepteur cellulaire ce qui provoquerait un relâchement artériel.

L’étude a été menée à Lausanne auprès de 72 volontaires souffrant d’hypertension à des degrés légers ou modérés et une diminution de la pression artérielle en journée statistiquement significative a été observée par les chercheurs.

« Les résultats de cette nouvelle biothérapie sont surprenants et prometteurs, et la vaccination contre l’hypertension pourrait se montrer très utile pour de nombreux patients » commentent deux spécialistes Ola Samuelsson et Hans Herlitz (département de néphrologie à l’hôpital universitaire Sahlgrenska, Suède) dans le Lancet. Mais ils s’interrogent également sur les conséquences secondaires dues à une stimulation répétée du système immunitaire. En effet pour perdurer l’effet bénéfique anti-hypertenseur, plusieurs injections par an devraient être pratiquées, or ces techniques sont des facteurs de risques importants dans le développement de mécanismes auto-immuns. Des recherches sur une prévention analogue pour la maladie d’Alzheimer l’ont récemment démontré.

http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140673608603815/abstract

 
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