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Si jusqu’à maintenant la science et les biotechnologies se sont contentés de copiés, d’imités, voir de singés la vie, jamais elles n’ont été aussi proche de la créer de toute pièce. Des chercheurs américains viennent de mettre au point le plus long ruban d’ADN jamais synthétisé. C’est l’institut Venter qui est à l’origine de cet exploit. L’équipe qui a publié ces résultats dans Science il y a quelques jours s’enthousiasme à l’idée de bientôt pouvoir constituer un chromosome bactérien synthétique complet. Craig Venter, le biologiste et homme d’affaire à l’origine de l’institut, espère ainsi construire un génome comme un lego, cube après cube, lui offrant ainsi des propriétés originales comme la production de biocarburant. Mycoplasma genitalium serait la bactérie cible transformée, il s’agit de l’un des organismes à vie libre les plus primitifs (580 gènes contre 30000 pour l’homme) même si la séquence compte tout de même 582 970 paires de bases. Le prochain défi sera d’insérer cet ADN dans la bactérie et de s’assurer qu’il soit fonctionnel. Un tel exploit scientifique interpelle l’Inserm quant aux risques de telles manipulations du vivant. Plusieurs groupes de surveillance éthique canadiens et britanniques demandent un moratoire car actuellement, aucun cadre législatif ne réglemente la création de la vie artificielle. « Nous pensons qu'il est inacceptable que des entreprises privées bricolent les éléments de base de la vie pour leur propre gain, sans réglementation démocratique», a déclaré Jim Thomas de l’ETC Group. http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/1151721 http://www.guardian.co.uk/science/2008/jan/25/genetics.science
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