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Actu Web - Octobre 2007
Par Philippe Brissaud   
24-10-2007

Une thérapie génique présymptomatique améliore les fonctions motrices et la survie de souris modèles de la maladie de Batten.

La forme juvénile de la céroïde-lipofuscinose neuronale, ou maladie de Batten, est due à des mutations dans le gène CLN2 qui entraînent une perte d’activité de la tripeptidyl peptidase 1 (TPP1). Les conséquences sont une accumulation de l’enzyme dans les lysosomes associée à une dégénérescence axonale dans le système nerveux central. Des chercheurs américains ont injecté dans le cerveau de souris modèles de la maladie le gène CLN2 humain (via un virus adéno-associé). Ils ont ainsi montré que le traitement par thérapie génique améliore les troubles biochimiques et fonctionnels uniquement s’il est administré avant l’apparition des symptômes.
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Mol Ther. 2007 ; 5(10):1782-8 ; octobre 2007


La thérapie génique protège à long terme les muscles squelettiques de souris modèles de la dystrophie des ceintures de type 2D.

La dystrophie musculaire des ceintures de type 2D est due à des mutations dans le gène SGCA codant l’alpha-sarcoglycane. Grâce à un virus adéno-associé, Pacak et coll. ont administré le gène SGCA humain spécifiquement dans le muscle de souris adultes modèles de la maladie. Ils ont ainsi observé une diminution des dommages musculaires à long terme.

Molecular Therapy ; 15(10):1775-81 ; octobre 2007


L’injection d’un homologue de la dystrophine améliore le phénotype de souris modèles de la dystrophie musculaire de Duchenne.

La dystrophie musculaire de Duchenne est due à des mutations dans le gène codant la dystrophine. Les approches de thérapie génique habituellement mises en œuvre consistent à exprimer une dystrophine exogène dans les tissus atteints. Cependant, cette technique est limitée par la réaction immunitaire induite contre ce nouvel antigène. Une approche alternative consiste à administrer un homologue fonctionnel de la dystrophine, l’utrophine, normalement exprimée aux jonctions neuromusculaires. Cependant, cette technique n'a montré que des résultats à court terme, probablement à cause de la réaction immunitaire induite par le vecteur viral de première génération utilisé. Deol et coll. ont injecté dans le muscle tibial antérieur de souris modèles de la maladie (souris mdx) un vecteur viral ne contenant plus aucun gène viral, espérant réduire au maximum la réaction immunitaire induite par ce traitement. Ils ont ainsi observé une amélioration du phénotype des souris. A long terme, l’expression de l’utrophine est cependant perdue, ne permettant le maintien des effets observés à court terme. Cette perte serait due à une dérégulation du promoteur utilisé et une perte du nombre de copies du vecteur viral injecté.

Molecular Therapy ; 15(10):1767-74 ; octobre 2007

 
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