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Une étude explique comment se calment les tremblements de la maladie de Parkinson Convertir en PDF Version imprimable
Revue de presse
Par Dorothée Fries   
24-12-2007

 (Paul Benkimou)

Le mécanisme de la stimulation cérébrale profonde (SCP), utilisée pour les symptômes de maladie de Parkinson, a été découvert par des chercheurs américains.

Pratiqué pour la première fois en 1993, elle est destinée à faire régresser les signes cliniques de la maladie par la stimulation électrique du noyau sous-thalamique.

Le Monde fournit les explications précises de ce travail : « Maiken Nedergaard et ses collègues ont prouvé que la stimulation électrique de haute fréquence utilisée dans la SCP entraînait autour de l'électrode la libération d'une molécule, l'adénosine triphosphate (ATP), à l'extérieur des cellules cérébrales. L'ATP fournit l'énergie nécessaire aux réactions chimiques chez tous les êtres vivants. Son catabolisme produit l'adénosine, et les chercheurs ont bien retrouvé une augmentation de la concentration d'adénosine dans la zone stimulée.

Ils ont ensuite vérifié deux points. D'une part que l'adénosine contribuait à la répression de la transmission d'influx excitateurs dans le thalamus, ce qui se traduit par la diminution des tremblements typiques de la maladie de Parkinson. Et d'autre part, que l'utilisation d'une molécule bloquant le récepteur A1 de l'adénosine atténuait les effets de la SCP. Pour confirmer tous ces résultats, les chercheurs américains ont enfin "mimé" les effets de la SCP sur le tremblement, tout d'abord en stimulant le récepteur A1 par une molécule analogue à l'adénosine, et ensuite en perfusant de l'adénosine dans le thalamus.

L'équipe de Maiken Nedergaard démontre que deux phénomènes sont déterminants dans la diminution des tremblements obtenue par la SCP : la libération d'ATP et l'activation des récepteurs A1 à l'adénosine qui en découle. De plus, tous deux limitent les effets secondaires excitateurs que peut induire la stimulation cérébrale profonde ».

 
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