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Le Monde déclare que « les porcs pourraient constituer un réservoir d’un des rares virus dont on ait démontré qu’ils pouvaient se transmettre de l’animal à l’homme par voie alimentaire ». L’hépatite E est surtout dangereuse pour les femmes enceintes, chez qui elle peut prendre une forme fulminante dans plus de 60% des cas après le premier trimestre de grossesse. Elle s’avère mortelle dans plus de 20% des cas pour la femme. Cette affection aiguë du foie est transmissible lors d’un contact de matières fécales avec la bouche, par exemple lorsque des aliments souillées ont mal été rincés. Elle peut aussi être contractée par le biais d’eau contaminée, par défaut hygiène par le sang. « Avec 13,7% la France est le pays où la proportion de VHE (virus de l’hépatite E) parmi les cas d’hépatite aiguë est la plus élevée d’Europe, où elle est en moyenne de 6% ». Il n’y a pas encore de certitude sur la voie de passage du virus du porc à l’homme, mais la recherche de l’ARN viral sur des foies de porcs commercialisés en Europe a été positive. En revanche, il n’y a pas de preuve à l’heure actuelle d’une transmission par la viande de proc. Mais les porcs constituent un réservoir probable de virus, même si le mode de transmission exact est encore indéterminé.
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