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I-Stem, ou la recherche française sur les cellules souches humaines. A l’heure d’un prix Nobel de médecine 2007 récompensant des études sur les cellules souches, la recherche Française inaugurait début septembre à Evry (Essonne) le dernier-né de l’Inserm : l’Institut des cellules souches pour le traitement et l’étude des maladies monogéniques. Créé et dirigé par Marc Peschanski, l’institut sillonne les voies offertes par les cellules souches humaines et leurs potentialités thérapeutiques sur les maladies génétiques (comme la mucoviscidose, les myopathies, la chorée de Hutington). Ce neurobiologiste, politiquement engagé, a lutté pour que la loi Française permette la recherche sur les embryons humains. Il dirige actuellement le premier laboratoire français autorisé à travailler sur les cellules souches humaines. L’objectif de l’i-Stem est d’interpréter toutes les étapes d’une maladie génétique de l’embryon à l’âge adulte, d’expérimenter des molécules susceptibles de « standardiser » des cellules mutées, et de mettre ainsi au point des protocoles thérapeutiques. Plusieurs défis sont à relever par cette équipe de chercheurs, aussi bien scientifiques, financiers et humains. Tout d’abord, disposer d’un stock de cellules embryonnaires souches humaines suffisant, ce qui demande de pouvoir les cultiver à un niveau industriel. L’instabilité de ces cellules les rend en effet très fragiles car elles interprètent le moindre changement de l’environnement comme un signal de différenciation. L’autre difficulté sera de pouvoir engager la différenciation de ces cellules multipotentes vers les tissus adéquats pour changer (soigner) ceux lésés par les maladies. Depuis la révision de la loi, une chasse aux cerveaux commence. L’institut se veut un lieu de réflexion et d’inventivité, un endroit où rien n’est impossible pour tester une idée nouvelle. Ainsi Marc Peschanski est allé chercher des experts à l’étranger, où de nombreux scientifiques spécialisés ont émigré. Si aujourd’hui les 1600 mètres carrés de laboratoire sont parcourus par 60 personnes, ils espèrent atteindre 150 chercheurs d’ici à 2010. En parallèle, des jeunes biologistes vont apprendre les techniques dans d’autres laboratoires européens ou américains où la recherche est plus alléchante. Là où les laboratoires californiens se voient promettre trois milliards de dollars sur dix ans, l’I-Stem débute en 2005 avec 7 millions d’euros pour deux ans. La recherche française n’est pas encore morte, le gouvernement et son président totipotent en ont fait une priorité, paraît-il. Source : Libération
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