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Reopro® Autorisation de mise sur le marché : AMM 558 811.0 Laboratoire CENTOCOR B.V. Reopro est indiqué dans : - intervention coronarienne percutanée - prévention de l'ischémie myocardique chez les patients ayant eu une intervention coronarienne percutanée - angor instable - prévention de l'infarctus chez les patients souffrant d'un angor instable réfractaire au traitement médical conventionnel Description : L’abciximab est le fragment Fab de l’anticorps monoclonal chimérique de IgG1 obtenu à partir d’une lignée cellulaire recombinante cultivée en perfusion continue. Mode d’action : Inhibition de l'agrégation plaquettaire par blocage des récepteurs de la glycoprotéine IIb/IIIa à la surface de la membrane des plaquettes. L'abciximab inhibe l'agrégation plaquettaire en empêchant la liaison du fibrinogène, du facteur Willebrand et des autres molécules adhésives aux récepteurs GPIIb/IIIa des plaquettes actives. La fonction plaquettaire revient à la normale en 48 heures, bien que Reopro reste lié aux plaquettes pendant 15 jours ou plus. Contre-indications - sensibilité à l'abciximab - sensibilité aux anticorps murins - sensibilité à la papaïne - risque d'hémorragie et/ou hémorragie en cours - accident vasculaire cérébral de moins de 2 ans - chirurgie intracrânienne, rachidienne ou traumatisme crânien de moins de 2 mois - chirurgie majeure de moins de 2 mois - malformation vasculaire intracrânienne - anomalie connue de la coagulation - hypertension artérielle sévère non contrôlée - thrombopénie - rétinopathie hypertensive ou diabétique - insuffisance hépatique ou rénale sévère - ne pas administrer au cours de la grossesse ou l'allaitement Effets indésirables : - Au cours de l'essai EPIC, où l'héparine était administrée à des doses standard non ajustées au poids, la complication la plus fréquente sous REOPRO était un saignement survenant lors des 36 premières heures. - L'incidence des saignements importants (Chute du taux d'hémoglobine > 5 g/dl), des saignements mineurs (Hématurie ou hématémèse spontanée évidente, ou hémorragie observée avec une chute du taux d'hémoglobine > 3 g/dl, ou chute du taux d'hémoglobine > = 4 g/dl sans hémorragie extériorisée) et celle des transfusions sanguines étaient pratiquement doublées. - Les saignements importants étaient dans 67% des cas en rapport avec le site d'abord artériels au creux inguinal. - Au cours d'un nouvel essai clinique (EPILOG), associant un traitement héparinique, un retrait des abords fémoraux et des soins des abords fémoraux selon les directives indiquées à la rubrique mises en garde et précautions d'emploi, l'apparition de saignements importants non associés à une intervention chirurgicale pour pontage coronarien chez des patients traités par REOPRO (1,1%) n'a pas été différente de celle des patients sous placebo (1,1%) et il n'y a pas eu d'augmentation significative du taux d'hémorragie intracrânienne. La diminution des saignements importants observée au cours de l'essai EPILOG a été obtenue sans perte d'efficacité du traitement. - De la même façon, dans l'étude EPISTENT, l'incidence des saignements importants non associés à une intervention chirurgicale pour pontage coronarien chez des patients traités par REOPRO et angioplastie (0,6%) ou traités par REOPRO associé à la pose d'un stent (0,8%) n'a pas été significativement différente de celle observée chez des patients sous placebo associé à la pose d'un stent (1,0%). - Au cours de l'essai CAPTURE qui n'incluait pas un traitement héparinique à faible dose, l'incidence des saignements importants non associés à une intervention chirurgicale pour pontage coronarien était plus élevée chez les patients traités par REOPRO (3,8%) que chez les patients sous placebo (1,9%). - Bien que les données soient limitées, le traitement par REOPRO n'a pas été associé à des saignements importants chez les patients faisant l'objet d'une intervention chirurgicale pour pontage coronarien. Certains patients ayant des temps de saignement prolongés ont reçu des plaquettes par transfusion afin de corriger le temps de saignement avant l'intervention (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi, "Prévention du risque hémorragique : rétablissement de la fonction plaquettaire"). - Les essais cliniques suggèrent que l'administration associée d'un traitement par l'héparine avec une posologie d'héparine adaptée au poids, tel qu'actuellement recommandé, est associée à un risque plus faible d'hémorragie intracrânienne que les précédents protocoles thérapeutiques (qui utilisaient une dose d'héparine plus élevée et non adaptée au poids). L'incidence totale des accidents ischémiques cérébraux hémorragiques et non hémorragiques était la même au cours des quatre études pivotales, 9/3023 (0,30%) pour les patients sous placebo et 15/4680 (0,32%) pour les patients traités par REOPRO. L'incidence des hémorragies intracrâniennes était de 0,10% pour les patients sous placebo et de 0,15% pour les patients traités par REOPRO. - Les patients traités par REOPRO ont eu tendance à présenter plus de thrombocytopénies (numération plaquettaire inférieure à 100000 cellules/µl) que les patients sous placebo. Leur incidence dans les études EPILOG et EPISTENT utilisant REOPRO et recommandant un traitement par héparine à faible dose et ajustée au poids des patients, étaient de 2,8% par rapport à 1,1% chez les patients sous placebo. Dans une étude observationnelle de réadministration chez des patients exposés à REOPRO pour la deuxième fois ou au-delà, l'incidence des thrombocytopénies (toutes intensités confondues) était de 5% avec une incidence de thrombocytopénie profonde de 2% (< 20000 cellules/µl). Les facteurs associés à un risque augmenté de thrombocytopénie étaient un antécédent de thrombocytopénie lors d'une exposition précédente à REOPRO, une réadministration dans les 30 jours et un dosage des anticorps humains anti-chimériques positif avant réadministration. - Les événements indésirables les plus fréquents sont : douleurs dorsales, hypotension, nausées, douleurs thoraciques, vomissements, céphalées, bradycardie, fièvre, douleur au point d'injection et thrombocytopénie. Des tamponnades cardiaques et des syndromes de détresse respiratoire de l'adulte ont rarement été rapportés. Des anticorps humains anti-chimériques apparaissent, généralement avec un titre faible, chez environ 5 à 6% des patients après 2 à 4 semaines. Des réactions allergiques ou d'hypersensibilité ont été rarement observées après traitement par REOPRO. Cependant, une réaction anaphylactique peut potentiellement se produire à tout moment au cours de l'administration (voir rubrique posologie et mode d'administration). Posologie : REOPRO est administré par voie intraveineuse (IV) chez l'adulte. Adultes La dose de REOPRO recommandée est de 0,25 mg/kg en bolus intraveineux suivi immédiatement après d'une perfusion intraveineuse continue de 0,125 µg/kg/min (jusqu'à un maximum de 10 µg/min). Pour la stabilisation de l'angor instable, le bolus suivi de la perfusion doit être administré 24 heures avant l'éventuelle intervention et la perfusion doit s'achever 12 heures après l'intervention. Pour la prévention des complications cardiaques ischémiques chez les patients qui font l'objet d'une intervention coronarienne percutanée et qui ne sont pas alors sous perfusion de REOPRO, le bolus doit être administré 10 à 60 minutes avant l'intervention et suivi d'une perfusion de 12 heures. Modalités d'administration : 1. Les médicaments à usage parentéral doivent être examinés visuellement avant administration afin de déceler la présence de particules. Les préparations de REOPRO contenant des particules opaques visibles ne doivent PAS être utilisées. 2. La possibilité de réactions d'hypersensibilité doit être envisagée chaque fois que les solutions à base de protéines, comme le REOPRO, sont utilisées. De l'adrénaline, de la dopamine, de la théophylline, des antihistaminiques et des corticoïdes doivent être disponibles pour une administration immédiate. Si des signes de réaction allergique ou d'anaphylaxie surviennent, l'administration de REOPRO doit être immédiatement arrêtée. L'injection sous-cutanée de 0,3 à 0,5 ml d'une solution aqueuse d'adrénaline (diluée à 1 pour 1000), l'administration de corticoïdes, une assistance respiratoire et d'autres mesures de réanimation sont essentielles. 3. Comme pour tous les médicaments à usage parentéral, des procédures d'asepsie doivent être respectées pour l'administration de REOPRO. 4. Prélever à l'aide d'une seringue la quantité de REOPRO nécessaire pour le bolus. Filtrer cette solution en utilisant un filtre de seringue stérile, apyrogène, à faible liaison aux protéines, de 0,20/0,22 µm ou 5 µm. Le bolus doit être administré en une (1) minute. 5. Prélever à l'aide d'une seringue, la quantité de REOPRO nécessaire pour la perfusion continue. REOPRO sera perfusé, dans une solution stérile de chlorure de sodium à 0,9% ou de glucose à 5%, au moyen d'une pompe à perfusion continue, à une vitesse déterminée. La solution pour perfusion continue doit être filtrée, soit au moment du mélange avec un filtre pour seringue stérile, apyrogène, à faible liaison aux protéines, de 0,20/0,22 µm ou 5 µm, soit au moment de l'administration en utilisant un filtre incorporé stérile, apyrogène, à faible liaison aux protéines, de 0,20 ou 0,22 µm. A la fin de la perfusion, jeter le produit non utilisé. 6. Bien qu'aucune incompatibilité n'ait été observée avec les solutés injectables par voie intraveineuse ou les médicaments à usage cardiovasculaire couramment utilisés, il est recommandé d'administrer REOPRO, dans la mesure du possible, sur une voie veineuse isolée, et de ne pas le mélanger avec d'autres produits. 7. Aucune incompatibilité n'a été observée avec les flacons de verre, les poches de chlorure de polyvinyle ou les dispositifs de perfusion. Liens : Fiche Vidal : http://www.vidal.fr/medicament/reopro-14309.htm FD http://www.fda.gov/cder/biologics/products/abcicen110597.htm Site du laboratoire http://www.lilly.fr/products/product.cfm?id=6 http://www.reopro.com/index.jsp
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