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Sclérose en plaques : des perspectives prometteuses Convertir en PDF Version imprimable
Revue de presse
Par Dorothée Fries   
16-03-2007

L’Express 16.03.2006 (Estelle Saget)

La maladie touche environ 60 000 personnes en France. « Il s’agit d’un dérèglement du système de défense de l’organisme qui se trompe de cible et attaque les neurones » précise L’Express. Mais d’une personne à l’autre les symptômes peuvent être variables, comme les troubles de la vue, de l’équilibre ou de la marche. Les lésions se produisant dans des zones différentes du cerveau.

Il y a dix ans les médecins n’avaient aucune solution à proposer aux patients. Aujourd’hui grâce aux avancées de la recherche, différents traitements et solutions commencent à voir le jour.

Actuellement les neurologues peuvent jongler entre différents types de médicaments pour ralentir la progression du handicap. De plus « une quarantaine d’essais cliniques se déroulent en ce moment dans le monde. Avec, en ligne d’horizon pour les chercheurs, les perspectives ouvertes par les cellules souches » souligne L’Express.

Le Tysabri, médicament non disponible en Europe, diminue de 70% la fréquence des épisodes aigus de la sclérose. A l’inverse des interférons, qui « modifient seulement la répartition des différentes populations de lymphocytes », le Tysabri les empêche d’entrer dans le cerveau. Mais la mort d’un patient aux Etats-Unis a entraîné une suspension du médicament.

Toujours selon L’Express les chercheurs tentent de démonter dans ses moindres détails le mécanisme de l’agression des neurones. « La maladie s’attaque à l’axone, la fibre qui conduit l’influx nerveux, et plus précisément à la gaine qui l’entoure. Une fois mis à nu, l’axone est progressivement détruit, ce qui entraîne la mort du neurone ». Par ailleurs le système nerveux est capable de fabriquer spontanément une nouvelle gaine de myéline. Ce qui ouvre la possibilité de le renforcer en utilisant des facteurs de croissance mai aussi de le reproduire artificiellement, en injectant à l’intérieur du cerveau des cellules souches. Celles-ci deviendraient alors des cellules aptes à reproduire de la myéline. Actuellement des expériences sont conduites sur des animaux.

Pour ce qui est de la prévention de la sclérose, « elle est séduisante, même si les origines du mal résistent à l’analyse. En revanche, l’existence d’une prédisposition génétique est bel et bien prouvée ».

Dernière mise à jour : ( 13-07-2007 )
 
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