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La Croix 12.02.07 « Un patient peut-il masquer, seul et sans l’avis de son médecin, certaines informations contenues dans son dossier médical personnel ? » demande La Croix. La question se pose dans la perspective de la mise en place, à partir de novembre prochain, du dossier médical personnel (DMP). Ce dernier regroupera tous les renseignements médicaux nécessaires à une bonne prise en charge du patient : allergies, traitements en cours, prescriptions de médicaments... Il sera rempli par des professionnels de la santé désigné par le patient, propriétaire de son dossier, qui pourra refuser l’accès de son dossier par un médecin. Les associations préconisent un « droit au masquage », la patient pouvant occulter certaines informations de son dossier. S’ajoute un « droit à l’oubli ». Par exemple, un médecin qui traite une femme pour une grippe n’a pas besoin de savoir qu’elle a subit une IVG dix ans plus tôt. Pour certains médecins, « dans une situation d’urgence vital, un patient n’est pas toujours en état de s’exprimer ». C’est pourquoi il faudrait néanmoins prévoir la possibilité de « démasquage complet du dossier » pour des médecins qui interviennent en situation d’urgence. Mais une grande partie des syndicats médicaux jugent légitime « le droit au masquage », reste à savoir dans quelles conditions. Les associations parlent de « masquage solitaire », laissant au patient le droit d’intervenir seul dans son dossier. Jugé dangereux par certain médecins, il doit être évité mais ne peut être complètement interdit. « Faisons confiance à la maturité de nos concitoyens conscients de leur l’intérêt d’être bien soigné » plaide Jean-Luc Bernard.
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