|
L’Express 16.02.07 Selon une enquête conduite en 2001-2002 en classe de 3e chez des enfants qui avaient bénéficié des campagnes de vaccination en classe de 6e, la couverture est passée de 62,4% à 42,4% en 2003-2004. Cette régression pourrait s’expliquer par la polémique qui, en 1994, accusé (à tort) le vaccin contre l’hépatite B de déclencher ou aggraver la sclérose en plaques. Une enquête nationale montrera « qu’aucune relation de cause à effet entre le vaccin et les poussée de SPE n’est démontrée ». En 1995, le succès de la promotion conduit la vaccination de plus de 20 millions de français sur deux ans. D’après L’Express, « il faut attendre 2001 et la publication de deux études scientifiques pour disculper le vaccin de toute implication dans l’apparition ou l’aggravation d’une sclérose en plaques. Mais la polémique est relancée en 2002. Un rapport sur la campagne de vaccination de 1994 réalisée par un expert judiciaire spécialiste du médicament accuse les autorités françaises de ne pas avoir pris en compte les effets secondaires de ce vaccin ». Les parents restent aujourd’hui encore réticents à la vaccination HB. Mais le virus de l’hépatite B est présent dans le monde entier et représente la deuxième cause identifiée de décès par cancer après le tabac. « La vaccination est donc un véritable enjeu de santé de santé public, face à une maladie que l’on peut soigner mais que l’on ne sait pas guérir », souligne L’Express. Vaccination : recommandée ou obligatoire ? Les recommandations officielles (Anaes-Afssaps-Inserm, audition publique du 9 novembre 2004) 1/ Vaccination de tous les nourrissons, 2/ Programme de rattrapage de la vaccination des enfants et des adolescents, 3/ Sérovaccination obligatoire des nouveau-nés de mères porteuses du virus de l’hépatite B, 4/ Renforcement de la vaccination des personnes exposées: professionnels de santé, usagers de drogues, tatoueurs, perceurs, patients porteurs d’une infection sexuellement transmissible, personne ayant des partenaires sexuels multiples, patients porteurs du virus de l’hépatite C ou du VIH, dialysés et candidats à la transplantation. En pratique Actuellement, le vaccin est recommandé pour les enfants avant l’âge de 13 ans, à raison d’une première injection chez le nourrisson à partir de deux mois, complétée par deux autres injections à 4 mois puis à 16-18 mois. Elle est également recommandée pour certains groupes à risque. Dans les faits, l’opportunité de vacciner est laissée à l’appréciation du médecin. Les rappels ne sont pas nécessaires pour les personnes vaccinées avant l’âge de 25 ans. La vaccination est remboursée à hauteur de 65% par la Sécurité sociale à condition qu’elle soit prescrite par un médecin. Hépatites Info Service www.hepatites-info-service.org Tél. 0 800 845 800
|