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Le Monde 01.02.07 « Le nanomonde n’est plus une utopie : ses promesses commencent à se concrétiser, particulièrement dans le domaine de la santé » précise Le Monde. Avec les chimiothérapies actuelles, il est souvent difficile d’adresser une molécule thérapeutique vers l’organe, le tissu ou la cellule malade. Les principes actifs du médicament peuvent être libérés loin du site d’action visé, perdant ainsi de leur efficacité et risquant d’entraîner des effets secondaires toxiques pour des zones saines de l’organisme. « La mise au point de vecteurs de médicaments de taille nanométrique est en passe de contourner cet obstacle » explique Patrick Couvreur. « Le principe consiste à insérer la molécule active dans de minuscules capsules ou vésicules creuses, ou encore à l’introduire dans des nanotubes de carbone, qui la protègent et permettent, une fois cette nanosonde introduite dans l’organisme par voie intraveineuse ou orale, de contrôler sa libration dans le temps et dans l’espace. Patrick Couvreur ajoute que « des nanovecteurs de troisième génération sont à l’étude. Dotés d’une tête chercheuse, ils seront capables d’atteindre précisément leur cible. Autre avantage de ces missiles intelligents miniaturisés : il est possible d’y intégrer des nanoparticules métalliques qui, excitées par un laser ou des ultrasons, s’échauffent et détruisent, sélectivement, les cellules tumorales »
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