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La virulence du H5N1 expliquée
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Par Philippe Brissaud
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18-09-2006 |
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LE MONDE | 19.09.06 | 16h05 • Mis à jour le 19.09.06 | 16h05 Les virologues peinaient à expliquer la forte mortalité - 143 morts sur 244 personnes infectées - due au virus de la grippe aviaire (H5N1), mortalité que l'on n'observe pas avec les virus de la grippe saisonnière. Dans le numéro d'octobre de Nature Medicine, des spécialistes des maladies infectieuses dirigés par Menno de Jong (unité de recherche clinique de l'université d'Oxford, hôpital des maladies tropicales, Ho-Chi-Minh-Ville, Vietnam) apportent des éléments permettant de comprendre le caractère pathogène du H5N1. Dans un premier temps, ils ont effectué des prélèvements (sang, sécrétions nasales et pharyngées) chez 18 personnes hospitalisées pour une infection par le H5N1 et dont 13 devaient décéder de cette infection. Ils ont d'autre part effectué les mêmes prélèvements chez 8 personnes infectées par un virus grippal habituel (H3N2 ou H1N1). La comparaison de ces analyses a montré la présence d'une charge virale beaucoup plus élevée au niveau de la gorge dans le cas du H5N1, charge plus importante encore chez les patients qui devaient décéder. Le virus H5N1 n'a été isolé que dans le sang de ces 13 personnes. Jean-Yves Nau Article paru dans l'édition du 20.09.06
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Dernière mise à jour : ( 06-04-2007 )
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