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Système immunitaire : de nouveaux agents Convertir en PDF Version imprimable
Par Philippe Brissaud   
31-10-2006

 

Pour La Science
N° 349 - novembre 2006
Zoltan Fehervari
- travaille dans le Département de pathologie de l’Université de Cambridge.
Shimon Sakaguchi - dirige le Département de pathologie expérimentale de l’Université de Kyoto.

 

Les lymphocytes T régulateurs, isolés récemment, empêchent que les fantassins de l'organisme ne se trompent de cibles. Ces cellules offrent de nouvelles pistes pour lutter contre diverses maladies auto-immunes. Elles pourraient également éviter le rejet des greffes.

Extrait :
«Horror autotoxicus. » Il y a un siècle, le bactériologiste Paul Ehrlich inventa fort à propos cette expression pour décrire une attaque du système immunitaire dirigée contre les propres tissus de l’organisme.
 Ehrlich pensait qu’une telle attaque auto-immune (terme qu’il forgea également) était possible, mais généralement maîtrisée. En revanche, la communauté médicale interpréta mal ses propos, admettant que les attaques auto-immunes étaient impossibles : quelle aberration évolutive aurait bien pu autoriser la sélection d’un tel système d'autodestruction ?
Pourtant, petit à petit, des exemples d’horror autotoxicus ont été recensés, parmi lesquels la sclérose en plaques, le diabète insulinodépendant (la forme fréquente chez l’enfant) et la polyarthrite rhumatoïde. Les immunologistes découvrirent que ces maladies sont en général dues à des globules blancs nommés lymphocytes TCD4+ (parce que leur maturation a lieu dans le thymus et qu'ils portent la molécule CD4). Normalement, ces cellules jouent le rôle de fantassins de première ligne dans l'armée du système immunitaire, chargés de recruter les troupes qui combattent les micro-organismes pathogènes. Mais parfois ces cellules se retournent contre l'organisme qu’elles sont censées défendre. [...]

 

 

Dernière mise à jour : ( 06-04-2007 )
 
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