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LE MONDE | 12.12.06 | 15h31 • Mis à jour le 12.12.06 | 15h31 Le profil génomique d'une tumeur maligne permettra peut-être un jour de déterminer le traitement le plus adéquat à donner à la personne qui en est atteinte. Pour la première fois en France, un protocole de recherche clinique (SAO2), mis au point par l'Institut Paoli-Calmettes (IPC) de Marseille et la société de biotechnologie Ipsogen, va évaluer l'intérêt qu'il y a à utiliser des puces à ADN pour choisir une chimiothérapie personnalisée chez les femmes atteintes d'un cancer du sein. L'essai, qui démarre ce mois-ci, durera deux ans. Le protocole de recherche qui va démarrer à Marseille concerne quant à lui les cancers du sein avec envahissement ganglionnaire. Après avoir été opérées, les femmes concernées suivent un protocole thérapeutique comprenant trois molécules, dont une de la famille des anthracyclines. Un quatrième médicament, de la famille des taxanes, peut être ajouté. "Avec des puces, nous allons analyser les tumeurs de 375 femmes et établir leur signature génomique, explique Fabienne Hermitte, directrice scientifique d'Ipsogen. Celles qui ont la bonne, ce qui devrait se produire dans les trois quarts des cas, recevront le protocole à base d'anthracyclines. Le suivi durera deux ans." Paul Benkimoun Article paru dans l'édition du 13.12.06.
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