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Pour La Science N° 350 - décembre 2006 Ali Saïb - est professeur des Universités et travaille à l'Institut universitaire d'hématologie à l'Hôpital Saint-Louis, à Paris. Plus qu’elles ne répondent à cette interrogation, les découvertes récentes replacent les virus dans une position d’arbitre : ne sont vivants que les organismes qui sont infectés par un virus! Extrait : La biologie, ou science de la vie, est l’étude des êtres vivants et des interactions qu’ils établissent avec d’autres ou avec l’environnement. Partant, le biologiste se doit de distinguer ce qui est vivant de ce qui ne l’est pas. Cette frontière entre la matière inerte et le vivant est également l’objet d’études d’autres disciplines scientifiques, telles la chimie ou la physique, et reste un sujet de réflexion pour philosophes et religieux. Intuitivement, nous savons distinguer ce qui est vivant de ce qui ne l’est pas : un arbre, un animal sont vivants, un caillou, un livre ne le sont pas. Cette dichotomie qui semble aisée au niveau macroscopique se complique à l’échelle microscopique. Pour nous aider, rappelons les caractéristiques généralement admises pour qualifier un organisme de vivant. Aujourd’hui, plusieurs définitions coexistent, toutes évoluant au gré des progrès des connaissances. Sans tendre à l’exhaustivité, dressons la liste des dénominateurs communs à la plupart des écoles. Ainsi, une entité serait vivante si elle peut utiliser ou créer de l’énergie, si elle se reproduit, si elle échange avec le milieu extérieur, si elle répond à des stimulus, si elle croît, s’il peut exister une variabilité génétique distinguant la génération parentale des descendants. Sur ces critères, les bactéries sont des organismes vivants. [...]
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