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La douleur en ligne de mire Convertir en PDF Version imprimable
Revue de presse
Par Philippe Brissaud   
03-07-2006

Allan Basbaum - est professeur au Département d’anatomie de l’Université de Californie à San Francisco.
David Julius - est professeur de pharmacologie cellulaire et moléculaire.

On identifie peu à peu les différents acteurs moléculaires des circuits de la douleur : tous sont des cibles potentielles pour vaincre cette sensation redoutée.

Extrait :
Transpercer, démanger, élancer, piquer, battre... Pour décrire la douleur, le vocabulaire est riche en nuances, mais qu’il s’agisse du passage d’un calcul rénal ou d’une migraine, toutes les douleurs ont une chose en commun : ceux qui l’endurent veulent qu’elle cesse.
Est-on suffisamment armé pour cela ? Aujourd’hui, les antalgiques les plus utilisés sont essentiellement des remèdes de grand-mère en usage depuis des siècles : la morphine et autres substances opiacées sont produites à partir des graines de pavot, et l’aspirine est extraite de l’écorce du saule. Certes efficaces, ces traitements ont néanmoins leurs limites. Ainsi, l’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens, tel l’ibuprofène, ne peuvent soulager les douleurs les plus intenses. En outre, les opiacés – les médicaments les plus forts – ne sont pas efficaces chez tout le monde. De plus, ils peuvent avoir des effets secondaires graves, notamment entraîner une dépendance.
Durant les 20 dernières années, les neurobiologistes ont beaucoup appris sur les phénomènes cellulaires et moléculaires de la transmission des signaux douloureux. Aujourd’hui, ces connaissances sont mises à profit pour une meilleure prise en charge de la douleur et une réduction des effets secondaires. Nous décrirons ici quelques-uns de ces progrès. [...]

 
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